samedi 30 mai 2009

Notre programme pour les européennes



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mercredi 27 mai 2009

Corinne Lepage : « POURQUOI JE SAISIS LA JUSTICE »

Haut Conseil des Biotechnologies : Corinne Lepage saisit la justice


En exclusivité dans le Nouvel Observateur de cette semaine, L'ex Ministre de l'environnement attaque devant le Conseil d'Etat le décret instituant le nouvel organisme chargé d'éclairer le gouvernement sur les choix biotechnologiques. À commencer par les OGM. A ses yeux, l'indépendance et la pluralité du HCB ne sont pas garantis

mardi 26 mai 2009

Retrouvez toutes les réponses à vos questions lors du "chat" du 26 mai avec Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement.

"Chat " avec Corinne Lepage

Green Business "Chat" de 13h30 à 14 h30 avec Corinne Lepage

Posez vos questions à Corinne Lepage pour le "Chat" de La Tribune


Retrouvez Corinne Lepage dans C à dire à partir de 17h30 sur France5


lundi 25 mai 2009

Corinne LEPAGE parie sur la crise

Pour Corinne Lepage, la crise nous offre une occasion d’apprendre à vivre autrement et de manière plus solidaire.



Source : Le Républicain Lorrain

LEPAGE parie sur la crise
La crise idéologique est corrélée à une perversion du système démocratique. Ramenés au rang de consommateurs parfaitement passifs, les citoyens se nourrissent aux mamelles de la peur et de l’abêtissement, la langueur du pouvoir de la société civile venant alimenter l’insécurité économique de tous. » Qui porte ce jugement radicalement critique sur notre société, où «la peur est instrumentalisée pour rendre inefficace la raison », où l’opinion publique est manipulée «grâce à un mariage entre le pouvoir économique et le pouvoir politique » ? Un gauchiste requinqué par la crise du capitalisme ? Un nostalgique de la Révolution culturelle ? Eh bien non, c’est tout simplement Corinne Lepage, ancien ministre de l’Environnement dans le gouvernement d’Alain Juppé, avocate de métier, aujourd’hui proche de François Bayrou et plus que jamais militante écologiste.
Dans le petit livre qu’elle publie, Vivre autrement, elle pose une question essentielle : peut-on vivre autrement, abandonner nos habitudes de consommation encouragées par un modèle qui s’autodétruit, changer de civilisation et, finalement, faire le pari de la raison ? Corinne Lepage entend démontrer que c’est l’irresponsabilité qui est à l’origine de l’effondrement de notre système. Et qu’il est urgent de saisir la chance historique qui se présente d’abandonner un modèle de développement à l’issue catastrophique, car il en va de notre survie collective en tant qu’espèce.

Parcimonie et recyclage

Mais l’ancien ministre de l’Environnement refuse de se laisser enfermer sur le terrain de l’austérité, où voudraient l’entraîner tous ceux qui n’ont pas renoncé au modèle en vigueur. Elle plaide, au contraire, pour un type de croissance écolo-compatible fondé, entre autres, sur la parcimonie et le recyclage, ainsi que l’économie de service et de fonctionnalité qui vise «à substituer l’usage d’un bien à sa propriété et assoit la création de valeur sur cet usage ». On est loin du retour à la bougie, mais on s’éloigne du principe d’accumulation des biens matériels.
La faisabilité d’un autre modèle reste néanmoins à démontrer. L’auteur, comme d’autres, est convaincu que le pire, aujourd’hui, consisterait à «colmater les brèches » pour que tout reparte comme avant. Avouons que c’est à peu près ce que font des gouvernements dépassés par les événements et par la colère de ceux qui perdent leur emploi. Un emploi souvent lié aux modes de consommation actuellement remis en question. Or, réinventer un modèle de société de consommation prendra du temps. Cela suppose également que soient sacrifiées un certain nombre d’activités, avec les conséquences humaines que l’on devine. Corinne Lepage a la sagesse de penser que cette mutation devra s’accompagner d’une autre distribution des richesses, ainsi que de nouvelles formes de coopération et de solidarité.



mardi 19 mai 2009

Corinne Lepage: "espérance et confiance"

lundi 18 mai 2009

Jean-Louis Borloo dévoile son plan pour le solaire


Interviewé par le Figaro, Jean-Louis Borloo se déplace vendredi dans la région de Chambéry pour une visite placée sous le signe de l'énergie solaire.

Au menu, il annoncera des mesures pour que la France accélère son développement dans cette énergie très prometteuse.

Jean-Louis BORLOO souhaite, avant tout, accélérer les raccordements au réseau des infrastructures solaires, en simplifiant toutes les procédures "c'est d'autant plus crucial que, depuis le Grenelle de l'environnement, la progression des capacités de production photovoltaïque correspond à la moitié de ce qui a été réalisé au cours des dix dernières années".

Ensuite, l'État lance vendredi l'appel d'offres visant à implanter d'ici à 2011 au moins une centrale solaire dans chaque région, pour une puissance totale de 300 MW. Cela permettra d'alimenter en électricité l'équivalent d'une ville de 150 000 habitants. Ce programme représente un investissement de 1,5 milliard d'euros, réparti sur tout le territoire.

JL Borloo rappelle que le secteur des énergies renouvelables connaît une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années. Un exemple : la capacité du photovoltaïque a été multipliée par 2,5 sur la seule année 2008, et l'appel d'offres sur les centrales solaires va permettre de multiplier encore par 5 en quelques mois.

Si on analyse la trajectoire des compagnies vertes, on mesure qu'elles sont un bon amortisseur de crise et qu'elles créent de l'emploi : les énergies vertes amorcent leur expansion. Au contraire, le potentiel est tel que l'on ne peut que progresser.


Le Grenelle de l'environnement va permettre de passer à la vitesse supérieure dans la recherche, notamment dans le solaire avec une enveloppe de 130 millions d'euros sur la période 2009-2012. Mais pour articuler parfaitement cet effort, en accord avec Valérie Pécresse, il va mettre en place une nouvelle organisation de la recherche dans le domaine des nouvelles technologies de l'énergie afin de mieux structurer la valorisation industrielle de cette recherche;

Le président de la République et le premier ministre auraient décidé de créer un fonds d'investissement dédié aux énergies nouvelles, doté d'un budget annuel de 100 millions d'euros.

dominique Lemoine

dimanche 17 mai 2009

Disparition des abeilles: la fin d'un mystère?

Le film «Disparition des abeilles: la fin d'un mystère», diffusé par France 5, est proposé ce mois-ci en DVD aux lecteurs de Sciences et Avenir avec le dernier numéro (1). Cette enquête conclut que les pesticides seraient responsables de l'affaiblissement des abeilles.
La réalisatrice du documentaire, Natacha Calestremé, nous explique comment la piste des pesticides, responsables selon elle de la surmortalité des butineuses, s’est imposée après trois ans d’enquête.

Jean-Marc Bonmatin, chargé de recherche au CNRS, dont les travaux pointent la part de responsabilité des pesticides dans la mort des abeilles, commente pour Sciences et Avenir la thèse du film.

Interrogée, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)
revient sur les conclusions de son dernier rapport, qui n’exclut pas la responsabilité des pesticides, même si elle n’en fait pas la cause majeure.

Quant à Henri Clément, président de l’Union nationale des apiculteurs français
, il rappelle le rôle essentiel des abeilles pour l’environnement et l’alimentation humaine. Il juge pertinente la thèse défendue par Natacha Calestremé dans son film.

A lire également dans le magazine Sciences et Avenir (avril 2009): Les abeilles ont besoin d'un plan d'urgence.

Dans cette interview accordée à Sciences-et-Avenir et Fance 5, Natacha Calestrémé explique la genèse du film et expose les causes et les conséquences de la mortalité des abeilles.
Lire l'article et voir la vidéo

jeudi 14 mai 2009

Corinne Lepage sur Public Senat et BFM

Corinne Lepage, tête de liste pour la circonscription Nord-Ouest, est l'invitée :

- de Public Sénat, jeudi 14 mai à 18h45 en direct ( rediffusion à 21h45 et 22h 45 )
http://www.publicsenat.fr

- de BFM dans l'émission "les grands débats" vendredi 15 mai à 11h
http://www.radiobfm.com/

lundi 11 mai 2009

CAP21 Région Centre avec Jean-Marie Beaupuy



CAP21 Région Centre reçoit Jean-Marie Beaupuy en Eure et Loir à Dreux le mardi 12 mai.


Voici le programme pévisionnel de cette journée:


10h30 Accueil de l'équipe de Jean Marie Beaupuy à DREUX
Visite de projets culturels et économiques réalisés avec des fonds européens ( aux portes de Dreux et dans le centre ville)

12h Conférence de presse au Grand Café 9, Grande Rue
(Avec les journaux régionaux et locaux )

13h à 13h30 déjeuner sur place


14h30 A MONTIGNY sur AVRE, Canton de Brezolles
Visite d'une exploitation agricole spécialisée dans l'élevage laitier au hameau de Flouville en présence de la presse.
16 h Fin de la visite

mercredi 6 mai 2009

Plan de relance contre Grenelle de l'Environnement

Patrick Devedjian, Ministre de la relance, a annoncé avoir soumis à la consultation interministérielle un texte visant à relever le seuil de déclenchement des enquêtes publiques.

Cette annonce, qui intervient à la suite d’une réforme votée au mois de janvier dernier qui assouplit déjà les conditions d’autorisation des activités industrielles, montre que le gouvernement a vite oublié les bonnes résolutions du Grenelle de l’Environnement.

Cette réforme, qui a été annoncée sans aucune consultation préalable, a pour but de permettre l’autorisation d’un maximum de projets à risques sans concertation et sans information du public.

Pour le Président de France Nature Environnement (FNE) : « la création des enquêtes publiques environnementales par la loi Bouchardeau du 12 juillet 1983 est un progrès démocratique pour lequel les associations se sont battues. Sa remise en cause est un scandale ! »

On note que le gouvernement a privilégié la suppression des procédures d’enquêtes publiques plutôt que l’amélioration de ces dites procédures qui peut conduire la France à être en infraction avec ses engagements européens.

Dominique Lemoine

lundi 4 mai 2009

Pour les Nations Unies, l’écologie politique est le seul scénario vivable pour les générations futures.

Selon Achim Steiner, directeur du Programme des Nations Unis pour l’Environnement [PNUE], « la destruction des ressources naturelles sous la pression d’un modèle économique dépassé a atteint un point où la viabilité des économies est en danger et où la facture que nous laisserons à nos enfants sera impossible à payer ».

Vingt ans après le rapport Brundtland qui avait pour la première fois développé le concept de développement soutenable (traduit en développement durable), la majorité des indicateurs est actuellement au rouge : climat (rapports 2008 du GIEC), biodiversité (extinction de nombreuses espèces), pollution (celle de l’air serait responsable de 500 000 morts par an selon l’OMS), modification et pollution des sols …

Le contraste est marqué entre la pression écologique que subit la biosphère et l’expansion économique qui a fait passer le produit annuel par être humain de 6000 dollars à 8000 dollars en 20 ans (1987 à 2007).

Le rapport insiste sur les injustices sociales qui accompagnent régulièrement les injustices environnementales qui affectent surtout les plus pauvres. Ces dernières années on constate une augmentation des inégalités qui devient insupportable : certaines zones accomplissent des progrès environnementaux prodigieux chez elles …. aux dépens d’autres régions où elles ont transféré leurs sites de production !


Le PNUE a fait réaliser quatre simulations pour 2050 en partant de quatre scénarios possibles. Ce travail, élaboré par plusieurs groupes d’experts internationaux, est réalisé à l'aide de modèles de prospective existants.

Les quatre grands scénarios sont basés sur des modèles de développement différents qui privilégient :
  • Le Marché où les dirigeants aident le secteur privé à atteindre une croissance économique maximale
  • La Politique où les dirigeants mettent en place des politiques fortes afin d’atteindre l’objectif tout en accordant toujours beaucoup d’importance au développement économique
  • La Sécurité qui met l’accent sur la recherche de la sécurité qui doit l’emporter sur toutes les autres valeurs et qui place des limites croissantes sur la façon dont les gens vivent
  • L’écologie qui implique une collaboration entre les gouvernement, la société civile et le secteur privé pour préserver réellement l’environnement et le bien-être de tous.
Le scénario « le marché d'abord » poursuit la logique dominante des années 90 : il suppose que la population mondiale atteindra 9 milliards d’individus en 2050 et que la croissance multipliera par 5 le PIB mondial.

Ce scénario aboutit à une situation écologique dégradée en 2050 dans laquelle l’environnement et le marché évoluent vers des points de basculement soudain et irréversible.

La poursuite de la libéralisation apparaît ainsi comme le scénario le plus risqué et les experts rappellent que la logique écologique est incompatible avec le recherche illimitée de la croissance économique : » la perte de la biodiversité et le changement climatique ont des conséquences irréversibles, que la croissance des revenus ne peut résoudre ;

En revanche et sans surprise, le scénario l'écologique d'abord est le seul capable d'atteindre l’objectif d’amoindrir l’ampleur de la crise écologique. Il passe non pas par la décroissance globale mais par la décroissance des émissions de gaz à effet de serre (prise en compte du facteur 4) et de notre empreinte écologique.

Il prévoit également les scénarios de souveraineté alimentaire des peuples ainsi que la relocalisation d’une véritable économie verte (l’économie verte intégrée au premier niveau la dimension sociale).

Chacun peut relire à l’aune de la crise que nous traversons aujourd’hui le rapport 2007 du PNUE (site : www.unep.org/geo) et, même si nous constatons que de nombreux politiques souhaitent « faire le dos rond » en attendant la sortie de crise pour mieux recommencer comme avant, il est évident que la communauté mondiale devrait s’engager vers de nouveaux modes de régulation de l’économie en prévoyant notamment le soutien de "l'Economie Verte" qui est la seule à porter en elle la dimension sociale, humaine, environnementale et qui est créatrice de nombreux emplois.

Bien évidemment, l'économie verte nécessite de revisiter complètement notre mode de fonctionnement et de revoir la définition du PIB en intégrant de nouveaux paramètres comme ceux de la durabilité, de nos ressources non renouvelables (qui doit être considéré comme un bien commun à l'humanité) mais également de la qualité de vie.

Dominique Lemoine