Comme le savent maintenant tous les Tourangeaux, Tours aura, en 2013, sa première ligne de tramway.
L'arrivée d'un tramway est important pour une ville car ce mode de déplacement restructure la ville et nous avons bien l'intention de profiter de cet équipement pour donner encore plus d'attractivité à notre Ville qui présente déjà de très beaux atouts.
L'arrivée d'un tel équipement nécessite également d'adapter les transports collectifs afin de trouver une cohérence globale des modes de déplacement.
Le SITCAT a décidé de commencer à réorganiser dès à présent les circuits de bus avec de fortes innovations comme la ligne circulaire au départ de Saint-Pierre-des-Corps et de nouveaux cadencements en mutualisant des lignes dans des zones de forte densité.
J'ai pu lire, dans notre journal local, des mécontentements, ça et là, d'utilisateurs qui se plaignent du déplacement de leur arrêt, des nouveaux parcours, des travaux qu'ils entraînent dans certains endroits.
C'est normal que ce changement apporte quelques perturbations car cela fait près de quarante ans que rien n'a changé !
Mais, c'est pour la bonne cause et je pense que de ces désagréments passagers naîtra bientôt le plaisir d'un déplacement collectif facile, aisé et convivial invitant les Tourangeaux à laisser leur voiture au garage.
Je suis convaincu que, lorsque ils auront retrouvé leur marque, les utilisateurs seront satisfaits des nouvelles dessertes, des nouvelles cadences où le point d'orgue sera, bien entendu, l'arrivée de ce tramway tant désiré.
Dominique Lemoine
lundi 31 août 2009
Un nouveau réseau de bus pour Tours et l'agglomération
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dimanche 30 août 2009
Corinne Lepage salue l’interdiction par la justice d’une antenne-relais à Paris
Sur plainte des habitants d'un quartier du XIIIe arrondissement de Paris, la justice a interdit l'installation d'une antenne-relais dans la capitale. Cette antenne devait être posée à moins de 15 mètres de l’habitation d'un habitant.
« Il s’agit d’une grand victoire que je salue ; c’est la première fois que le principe de précaution est affirmé en matière de téléphonie mobile en amont d’une opération et sans qu’il n’y ait d’école à proximité. Après cette première décision de justice j’espère que les opérateurs téléphoniques prendront enfin conscience que l’on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec la santé des Français »
« J’entends souvent dire que l’application du principe de précaution serait un frein au développement économique, mais bien au contraire ! Il doit devenir un principe structurant de l'industrie et ce, non seulement dans le secteur des nouvelles technologies mais aussi pour l’ensemble de la recherche, puisqu'il pousse les industriels à produire autrement. Car en exigeant que les effets environnementaux ou sanitaires possiblement négatifs d'une innovation puissent être évalués avant sa commercialisation, le principe de précaution devient un instrument de transformation de l'industrie. Il se révèle un levier d'économies potentielles considérables pour la collectivité. Enfin, maîtriser les risques sanitaires, c'est éviter que grandisse une méfiance à l'égard du progrès technique, laquelle se révèle, elle, être un redoutable frein à la croissance. »
Corinne Lepage,
Eurodéputée, 1ère Vice-présidente de la Commission Environnement, Santé publique et Sécurité Alimentaire, Présidente de CAP21 et Vice-présidente du Mouvement Démocrate
« Il s’agit d’une grand victoire que je salue ; c’est la première fois que le principe de précaution est affirmé en matière de téléphonie mobile en amont d’une opération et sans qu’il n’y ait d’école à proximité. Après cette première décision de justice j’espère que les opérateurs téléphoniques prendront enfin conscience que l’on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec la santé des Français »
« J’entends souvent dire que l’application du principe de précaution serait un frein au développement économique, mais bien au contraire ! Il doit devenir un principe structurant de l'industrie et ce, non seulement dans le secteur des nouvelles technologies mais aussi pour l’ensemble de la recherche, puisqu'il pousse les industriels à produire autrement. Car en exigeant que les effets environnementaux ou sanitaires possiblement négatifs d'une innovation puissent être évalués avant sa commercialisation, le principe de précaution devient un instrument de transformation de l'industrie. Il se révèle un levier d'économies potentielles considérables pour la collectivité. Enfin, maîtriser les risques sanitaires, c'est éviter que grandisse une méfiance à l'égard du progrès technique, laquelle se révèle, elle, être un redoutable frein à la croissance. »
Corinne Lepage,
Eurodéputée, 1ère Vice-présidente de la Commission Environnement, Santé publique et Sécurité Alimentaire, Présidente de CAP21 et Vice-présidente du Mouvement Démocrate
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mercredi 26 août 2009
L’eau : enjeu énergétique et environnemental pour la Présidence suédoise
Cet automne, la présidence suédoise de l’UE a la lourde tâche de mener le débat sur les priorités à définir pour assurer une croissance européenne à long terme et créer des emplois autour des technologies innovantes. L’eau et l’énergie sont deux questions intimement liées qui nécessitent des investissements massifs et une coopération accrue entre gouvernements et industriels pour nous permettre de sortir de la récession actuelle.
[Jon Freedman et Michel Mercusot]
On dit souvent que le pétrole est la base de l’économie mondiale, mais on oublie trop souvent de parler de son corrélat : l’eau. Pour simplifier, l’électricité qui alimente nos maisons et nos lieux de travail ne saurait, dans la plupart des cas, être générée sans eau. Inversement, l’homme utilise l’électricité pour extraire l’eau là où il en a besoin et pour la traiter en vue de son traitement, de son recyclage et de sa réutilisation.
Or avec l’oxygène, l’eau constitue la substance la plus essentielle à la vie sur terre.
Nul doute que le changement climatique risque d’avoir des conséquences dramatiques sur l’approvisionnement en eau, même en Europe. Aujourd’hui déjà, les besoins en eau excèdent les ressources disponibles dans plusieurs zones du sud de
l’Europe. On estime que la sécheresse de 2003 a entraîné 10 milliards de dollars de pertes dans les seuls secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la sylviculture. À l’heure actuelle, 11 % de la population européenne est concernée par la pénurie d’eau. Les Nations Unies prévoient que d’ici 2030, 1 milliard de personnes n’auront pas accès à une eau potable, propre et sans danger pour la santé, si rien n’est fait pour changer la donne. En l’absence de mesures prises rapidement, certaines régions d’Europe risquent de devoir quitter le club des pays développés, dans un intervalle d’une ou deux
générations.
Dans le débat actuel sur le changement climatique, la question de l’énergie tend bien souvent à éclipser celle de l’eau.
Or, le fait est que l’énergie et l’eau sont deux ressources intimement liées et interdépendantes qui constituent les fondements de notre société moderne. Dans l’ensemble de l’UE, la production d’énergie est responsable de 44 % de l’extraction totale d’eau. En d’autres termes, nous avons besoin d’eau pour toutes nos activités, et la production d’électricité n’est pas en reste.
Nos besoins sont appelés à croître à une vitesse alarmante : au cours des vingt prochaines années, la demande d’énergie à l’échelle mondiale devrait doubler, quand la demande d’eau devrait tripler. Les compagnies pétrolières utilisent 7 à 10 barils d’eau pour traiter un baril de pétrole brut, du puits de forage à la pompe à essence. Une centrale électrique moyenne de 1 000 mégawatts nécessite quant à elle près de 20 millions de litres d’eau par jour. Aux États-Unis, près de 90 % des eaux
industrielles sont utilisées pour la production d’électricité. En France, la production d’électricité est devenue le premier consommateur d’eau. Les pays scandinaves devront quant à eux faire face à de lourds investissements pour adapter barrages, centrales hydroélectriques et stations d’épuration lorsque le changement climatique provoquera une augmentation du débit des lacs et cours d’eau.
Une modernisation rapide et profonde de l’infrastructure européenne s’impose pour rendre la consommation d’eau plus économe à long terme, mais aussi plus équilibrée.
Dans certaines régions d’Europe, l’eau gaspillée dans les fuites dues à l’obsolescence de l’infrastructure représente parfois plus de 40 % de l’approvisionnement total. Cela ne peut durer. Seule une faible proportion de l’eau que nous utilisons est récupérée et recyclée, quelques pour cent tout au plus dans certains pays d’Europe. Nous devons impérativement faire progresser ce chiffre pour parvenir à réduire les prélèvements d’une ressource qui se fait de plus en plus rare. En tant que titulaire actuel d’une présidence européenne marquée par une question environnementale au cœur des préoccupations, la Suède a la lourde responsabilité de bien définir les priorités. Dans le contexte actuel de crise mondiale, le Président Fredrik Reinfeldt et son équipe doivent voir plus loin que les mesures fiscales et monétaires immédiates.
De nouveaux emplois peuvent être créés par l’accélération des investissements en vue de stimuler la compétitivité et la croissance à long terme tout en affrontant les problèmes qu’il nous faut absolument résoudre, tels que les contraintes pesant sur l’eau et les ressources énergétiques. L’environnement agirait alors comme un catalyseur pour faire repartir nos économies.
Encourager et soutenir des investissements continus dans l’innovation, la recherche et le développement dans des secteurs tels que les nouvelles sources d’énergie et les services environnementaux peut contribuer à notre prospérité future. La présidence suédoise doit travailler à l’élaboration de textes législatifs et de mesures incitatives pour étendre le déploiement des nouvelles technologies de récupération et de recyclage de l’eau dont nous avons cruellement besoin.
Prévoir des mesures incitatives au niveau national, régional et local est d’autant plus important que les nouvelles technologies sont souvent plus coûteuses à court terme comparées aux technologies existantes, qui bénéficient d’une infrastructure déjà en place et d’économies d’échelle.
L’UE et les gouvernements ont un rôle central à jouer dans le développement de partenariats avec les entreprises et la création d’un environnement favorable à la réalisation de ces objectifs. Pour sa part, GE juge judicieux d’un point de vue stratégique de continuer à investir dans la recherche et le développement afin de stimuler la croissance. Rien que l’année dernière, l’entreprise a investi 6 milliards de dollars, dont 1,4 milliard de dollars consacrés aux technologies propres. Elle
s’engage à investir 1,5 milliard de dollars par an d’ici 2010.
Les technologies capables de réduire la quantité d’eau utilisée pour la production d’électricité existent. De même pour les technologies permettant de récupérer l’eau de manière efficace. Malheureusement, leur utilisation présente encore peu d’intérêt aux yeux des industriels, dès lors qu’il revient moins cher de prélever l’eau des cours d’eau ou de recourir aux circuits de distribution publics. Le même problème s’applique aux nouvelles technologies dans le domaine du recyclage de
l’eau. Prenons l’exemple d’une centrale électrique de taille moyenne produisant 1 000 MWh. L’installation d’un système de réutilisation de l’eau pour la purge de déconcentration des tours de refroidissement lui permettrait de réduire de 15 % nets ses besoins énergétiques pour produire, distribuer et traiter l’eau.
GE continuera à travailler au développement de solutions au problème de la raréfaction de l’eau, l’un de nos principaux domaines d’investissement. Dans cet objectif, nous collaborerons avec les pays qui considèrent que des milliers d’emplois peuvent être créés dans ce secteur essentiel à la prospérité de tous. Il est évident que l’énergie et l’eau sont des ressources qui dépendent étroitement l’une de l’autre. Nous ne pouvons pas ignorer ce lien si nous entendons construire un avenir durable pour nos sociétés modernes et préserver la vie elle-même.
Lire
[Jon Freedman et Michel Mercusot]
On dit souvent que le pétrole est la base de l’économie mondiale, mais on oublie trop souvent de parler de son corrélat : l’eau. Pour simplifier, l’électricité qui alimente nos maisons et nos lieux de travail ne saurait, dans la plupart des cas, être générée sans eau. Inversement, l’homme utilise l’électricité pour extraire l’eau là où il en a besoin et pour la traiter en vue de son traitement, de son recyclage et de sa réutilisation.
Or avec l’oxygène, l’eau constitue la substance la plus essentielle à la vie sur terre.
Nul doute que le changement climatique risque d’avoir des conséquences dramatiques sur l’approvisionnement en eau, même en Europe. Aujourd’hui déjà, les besoins en eau excèdent les ressources disponibles dans plusieurs zones du sud de
l’Europe. On estime que la sécheresse de 2003 a entraîné 10 milliards de dollars de pertes dans les seuls secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la sylviculture. À l’heure actuelle, 11 % de la population européenne est concernée par la pénurie d’eau. Les Nations Unies prévoient que d’ici 2030, 1 milliard de personnes n’auront pas accès à une eau potable, propre et sans danger pour la santé, si rien n’est fait pour changer la donne. En l’absence de mesures prises rapidement, certaines régions d’Europe risquent de devoir quitter le club des pays développés, dans un intervalle d’une ou deux
générations.
Dans le débat actuel sur le changement climatique, la question de l’énergie tend bien souvent à éclipser celle de l’eau.
Or, le fait est que l’énergie et l’eau sont deux ressources intimement liées et interdépendantes qui constituent les fondements de notre société moderne. Dans l’ensemble de l’UE, la production d’énergie est responsable de 44 % de l’extraction totale d’eau. En d’autres termes, nous avons besoin d’eau pour toutes nos activités, et la production d’électricité n’est pas en reste.
Nos besoins sont appelés à croître à une vitesse alarmante : au cours des vingt prochaines années, la demande d’énergie à l’échelle mondiale devrait doubler, quand la demande d’eau devrait tripler. Les compagnies pétrolières utilisent 7 à 10 barils d’eau pour traiter un baril de pétrole brut, du puits de forage à la pompe à essence. Une centrale électrique moyenne de 1 000 mégawatts nécessite quant à elle près de 20 millions de litres d’eau par jour. Aux États-Unis, près de 90 % des eaux
industrielles sont utilisées pour la production d’électricité. En France, la production d’électricité est devenue le premier consommateur d’eau. Les pays scandinaves devront quant à eux faire face à de lourds investissements pour adapter barrages, centrales hydroélectriques et stations d’épuration lorsque le changement climatique provoquera une augmentation du débit des lacs et cours d’eau.
Une modernisation rapide et profonde de l’infrastructure européenne s’impose pour rendre la consommation d’eau plus économe à long terme, mais aussi plus équilibrée.
Dans certaines régions d’Europe, l’eau gaspillée dans les fuites dues à l’obsolescence de l’infrastructure représente parfois plus de 40 % de l’approvisionnement total. Cela ne peut durer. Seule une faible proportion de l’eau que nous utilisons est récupérée et recyclée, quelques pour cent tout au plus dans certains pays d’Europe. Nous devons impérativement faire progresser ce chiffre pour parvenir à réduire les prélèvements d’une ressource qui se fait de plus en plus rare. En tant que titulaire actuel d’une présidence européenne marquée par une question environnementale au cœur des préoccupations, la Suède a la lourde responsabilité de bien définir les priorités. Dans le contexte actuel de crise mondiale, le Président Fredrik Reinfeldt et son équipe doivent voir plus loin que les mesures fiscales et monétaires immédiates.
De nouveaux emplois peuvent être créés par l’accélération des investissements en vue de stimuler la compétitivité et la croissance à long terme tout en affrontant les problèmes qu’il nous faut absolument résoudre, tels que les contraintes pesant sur l’eau et les ressources énergétiques. L’environnement agirait alors comme un catalyseur pour faire repartir nos économies.
Encourager et soutenir des investissements continus dans l’innovation, la recherche et le développement dans des secteurs tels que les nouvelles sources d’énergie et les services environnementaux peut contribuer à notre prospérité future. La présidence suédoise doit travailler à l’élaboration de textes législatifs et de mesures incitatives pour étendre le déploiement des nouvelles technologies de récupération et de recyclage de l’eau dont nous avons cruellement besoin.
Prévoir des mesures incitatives au niveau national, régional et local est d’autant plus important que les nouvelles technologies sont souvent plus coûteuses à court terme comparées aux technologies existantes, qui bénéficient d’une infrastructure déjà en place et d’économies d’échelle.
L’UE et les gouvernements ont un rôle central à jouer dans le développement de partenariats avec les entreprises et la création d’un environnement favorable à la réalisation de ces objectifs. Pour sa part, GE juge judicieux d’un point de vue stratégique de continuer à investir dans la recherche et le développement afin de stimuler la croissance. Rien que l’année dernière, l’entreprise a investi 6 milliards de dollars, dont 1,4 milliard de dollars consacrés aux technologies propres. Elle
s’engage à investir 1,5 milliard de dollars par an d’ici 2010.
Les technologies capables de réduire la quantité d’eau utilisée pour la production d’électricité existent. De même pour les technologies permettant de récupérer l’eau de manière efficace. Malheureusement, leur utilisation présente encore peu d’intérêt aux yeux des industriels, dès lors qu’il revient moins cher de prélever l’eau des cours d’eau ou de recourir aux circuits de distribution publics. Le même problème s’applique aux nouvelles technologies dans le domaine du recyclage de
l’eau. Prenons l’exemple d’une centrale électrique de taille moyenne produisant 1 000 MWh. L’installation d’un système de réutilisation de l’eau pour la purge de déconcentration des tours de refroidissement lui permettrait de réduire de 15 % nets ses besoins énergétiques pour produire, distribuer et traiter l’eau.
GE continuera à travailler au développement de solutions au problème de la raréfaction de l’eau, l’un de nos principaux domaines d’investissement. Dans cet objectif, nous collaborerons avec les pays qui considèrent que des milliers d’emplois peuvent être créés dans ce secteur essentiel à la prospérité de tous. Il est évident que l’énergie et l’eau sont des ressources qui dépendent étroitement l’une de l’autre. Nous ne pouvons pas ignorer ce lien si nous entendons construire un avenir durable pour nos sociétés modernes et préserver la vie elle-même.
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mardi 25 août 2009
Il faudra voter une nouvelle loi sur les OGM d'ici juin
Saisi par des écologistes, le Conseil d'Etat a jugé illégal le décret qui devait transposer une directive européenne sur le sujet.Le Conseil d'Etat vient de rendre un arrêt, que Rue89 s'est procuré, donnant à la France jusqu'à la fin de la prochaine session parlementaire pour se doter d'une loi qui transcrira dans le droit français la directive européenne 2001-18. Cette dernière impose notamment une meilleure information du public dans les procédures d'autorisation de dissémination volontaire et de mise sur le marché des OGM.
En pleine campagne pour les élections régionales, un débat parlementaire sur ce sujet risque de polluer légèrement les débats…
L'affaire remonte à mars 2007. L'élection présidentielle approche et la Cour de justice des communautés européennes menace de sanctionner la France si elle persiste à ne pas retranscrire dans son droit national cette fameuse directive 2001-18, applicable à tous les Etats européens, au nom de la supériorité du droit européen sur les droits nationaux.
Pour faire vite, le gouvernement de Villepin fait passer un décret, celui-là même qui est jugé illégal aujourd'hui.
A ce moment-là, au nom du Comité de recherche et d'information indépendante sur le génie génétique (Criigen), l'avocate Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, avait saisi le Conseil d'Etat pour faire annuler ce décret. « L'information du public, c'est notre leitmotiv au Criigen », rappelle-t-elle.
Aujourd'hui députée européenne Modem, elle ne se doutait pas que le conseil d'Etat mettrait plus de deux ans à rendre son arrêt… et qu'il tomberait dans un nouvel agenda politique peu favorable pour le gouvernement. Contactée, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno est encore en vacances et ne s'est pas encore exprimée.
« Au gouvernement d'assumer la responsabilité d'une loi spécifique »
Le Conseil d'Etat a donc donné raison à l'association le 24 juillet dernier, et annulé le décret de 2007. L'autorité administrative donne au gouvernement jusqu'au 30 juin 2010, date de la fin de la prochaine cession parlementaire, pour se doter d'une loi conforme à la législation européenne.L'information est passée totalement inaperçue en raison des congés estivaux, mais elle ne manquera pas de s'inviter à l'agenda médiatique des prochains mois.
Corinne Lepage en est certaine, cela ne devrait « pas passer inaperçu ». « Au gouvernement d'assumer la responsabilité d'une loi spécifique ».
Dans ses arguments, le Conseil d'Etat s'appuie notamment sur le code de l'environnement, citant son article L. 125-3 :
« Toute personne a le droit d'être informée sur les effets que la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés peut avoir pour la santé publique ou l'environnement, dans le respect de la confidentialité des informations protégées par la loi. »Le risque juridique était assez évident depuis 2007, mais le gouvernement Villepin savait qu'il ne serait plus là le jour où son décret serait retoqué… De fait, c'est à d'autres responsables politiques d'assumer ce pétard resté fumant pendant deux ans.
Risque d'amende si le gouvernement faisait la sourde oreille
Désormais, si le gouvernement faisait la sourde oreille, la France serait condamnée par l'Europe et devrait payer une lourde amende (puisque l'infraction date de deux années). Pour Arnaud Gossement, avocat associé de Corinne Lepage et porte-parole de France Nature Environnement :« Il est difficilement imaginable que ce texte soit voté dans le cadre de la loi Grenelle 2 (qui arrive au Parlement à l'automne) qui comporte déjà 104 articles, et parce que cela risque de phagocyter tout le débat. Sans compter que tout ce qui est dans la loi Grenelle 2 est censé avoir déjà été discuté lors du Grenelle de l'Environnement. »Corinne Lepage se félicite également d'une nouveauté consacrée par le Conseil d'Etat : l'obligation de suivi des cultures OGM a posteriori, notamment dans le cas où celles-ci auraient des effets sur la santé.
Ainsi, toute personne souhaitant se lancer dans la culture d'organismes génétiquement modifiés devra donner toutes les informations à l'administration, préciser le but et le lieux exacts, « les méthodes et plans de suivi des opérations et d'intervention en cas d'urgence, l'évaluation des effets et des risques pour l'homme et l'environnement. »
De quoi ralentir les (éventuels) apprentis sorciers…
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mercredi 5 août 2009
Algues vertes: la mort d'un cheval relance la polémique
La mort d’un cheval la semaine dernière sur une plage bretonne a relancé en plein cœur de l’été les inquiétudes sur les algues vertes, accusées de constituer une menace sérieuse pour la santé publique. Mardi, un cheval est mort «empoisonné» après s’être enlisé dans une zone mouvante proche de la plage de Saint-Michel-en-Grève, près de Lannion (Côtes d’Armor), fortement touchée par les algues vertes. Son cavalier qui se trouvait à côté de lui a été sauvé de justesse après avoir perdu connaissance, selon l’avocat de ce dernier Me Vincent Le Luyer.
Le cavalier, Vincent Petit, vétérinaire de formation, qui s’était enlisé lui aussi avant de s’évanouir, a été sauvé grâce à la présence sur les lieux d’un tractopelle chargé de ramasser les algues vertes: le conducteur, ayant assisté à la scène, a pu l’extraire de la vase.
Selon la préfecture, le cavalier de 27 ans et sa monture se sont simplement «envasés dans une zone mouvante». De leur côté, les gendarmes ont imputé la mort du cheval à un étouffement provoqué par la vase.
Le cheval est mort en une minute
Mais au vu des symptômes du vétérinaire et de son cheval, le médecin de Lannion qui a soigné le cavalier et les associations de protection de l’environnement ont mis en cause le dégagement d’hydrogène sulfuré que peuvent produire des accumulations d’algues vertes en décomposition.
Pour le docteur Pierre Philippe, c’est l’hypothèse la plus probable pour expliquer une double malaise «fulgurant», puisque que le cheval est «mort en une minute».
«L’hydrogène sulfuré, un poison brutal, bien connu au niveau professionnel, est à l’origine d’accident dans des fosses à vidange ou à lisier», a-t-il rappelé. Habituellement, ces accidents surviennent dans des lieux confinés, alors que là, il s’agit d’«un lieu extérieur, non confiné. Cela veut dire qu’il y avait des concentrations extrêmes» pour entraîner ces intoxications en milieu ouvert, estime le Dr Philippe.
Les résultats de l'autopsie
Les premiers résultats de l’autopsie pratiquée sur le cheval à l’initiative de son propriétaire confirment qu’il est mort d’un «œdème pulmonaire», et qu’il n’avait pas d’eau ni de vase dans les poumons, a indiqué Me Le Luyer lundi à l’AFP.
«Les poumons étaient gorgés de sang et le tableau clinique présente tous les signes d’un empoisonnement», a-t-il précisé. Les analyses toxicologiques en cours devraient apporter des précisions sur la nature de la substance à l’origine du décès de l’animal.
Interrogée lundi par l’AFP sur une autopsie du cheval qu’aurait pu diligenter la Direction des services vétérinaires, la préfecture a indiqué «ne pas être destinataire des résultats» puisque «les examens se sont faits à la demande du propriétaire» du cheval.
Des précédents
Vincent Petit va déposer une plainte dans les prochains jours pour faire toute la lumière sur cette affaire, a indiqué son avocat.
Le phénomène des «algues vertes», constaté notamment en Bretagne, est lié au rejet de nitrates dans l’eau par l’agriculture intensive. Il a été accusé régulièrement de présenter des risques pour la santé, sans qu’aucune preuve n’ait encore été apportée.
Habitant la région depuis de longues années, le Dr Philippe affirme avoir été témoin de cas de même nature dans le passé: un employé d’une société de ramassage d’algues vertes il y a 10 ans, «tombé dans un coma brutal», et la mort de deux chiens l’an dernier sur une plage en baie de Saint-Brieuc. Le Dr Philippe rappelle aussi qu’en 1989, le corps d’un joggeur de 27 ans avait été retrouvé à l’endroit exact où le cavalier a failli mourir.
Lire l'article dans Libé
Le cavalier, Vincent Petit, vétérinaire de formation, qui s’était enlisé lui aussi avant de s’évanouir, a été sauvé grâce à la présence sur les lieux d’un tractopelle chargé de ramasser les algues vertes: le conducteur, ayant assisté à la scène, a pu l’extraire de la vase.
Selon la préfecture, le cavalier de 27 ans et sa monture se sont simplement «envasés dans une zone mouvante». De leur côté, les gendarmes ont imputé la mort du cheval à un étouffement provoqué par la vase.
Le cheval est mort en une minute
Mais au vu des symptômes du vétérinaire et de son cheval, le médecin de Lannion qui a soigné le cavalier et les associations de protection de l’environnement ont mis en cause le dégagement d’hydrogène sulfuré que peuvent produire des accumulations d’algues vertes en décomposition.
Pour le docteur Pierre Philippe, c’est l’hypothèse la plus probable pour expliquer une double malaise «fulgurant», puisque que le cheval est «mort en une minute».
«L’hydrogène sulfuré, un poison brutal, bien connu au niveau professionnel, est à l’origine d’accident dans des fosses à vidange ou à lisier», a-t-il rappelé. Habituellement, ces accidents surviennent dans des lieux confinés, alors que là, il s’agit d’«un lieu extérieur, non confiné. Cela veut dire qu’il y avait des concentrations extrêmes» pour entraîner ces intoxications en milieu ouvert, estime le Dr Philippe.
Les résultats de l'autopsie
Les premiers résultats de l’autopsie pratiquée sur le cheval à l’initiative de son propriétaire confirment qu’il est mort d’un «œdème pulmonaire», et qu’il n’avait pas d’eau ni de vase dans les poumons, a indiqué Me Le Luyer lundi à l’AFP.
«Les poumons étaient gorgés de sang et le tableau clinique présente tous les signes d’un empoisonnement», a-t-il précisé. Les analyses toxicologiques en cours devraient apporter des précisions sur la nature de la substance à l’origine du décès de l’animal.
Interrogée lundi par l’AFP sur une autopsie du cheval qu’aurait pu diligenter la Direction des services vétérinaires, la préfecture a indiqué «ne pas être destinataire des résultats» puisque «les examens se sont faits à la demande du propriétaire» du cheval.
Des précédents
Vincent Petit va déposer une plainte dans les prochains jours pour faire toute la lumière sur cette affaire, a indiqué son avocat.
Le phénomène des «algues vertes», constaté notamment en Bretagne, est lié au rejet de nitrates dans l’eau par l’agriculture intensive. Il a été accusé régulièrement de présenter des risques pour la santé, sans qu’aucune preuve n’ait encore été apportée.
Habitant la région depuis de longues années, le Dr Philippe affirme avoir été témoin de cas de même nature dans le passé: un employé d’une société de ramassage d’algues vertes il y a 10 ans, «tombé dans un coma brutal», et la mort de deux chiens l’an dernier sur une plage en baie de Saint-Brieuc. Le Dr Philippe rappelle aussi qu’en 1989, le corps d’un joggeur de 27 ans avait été retrouvé à l’endroit exact où le cavalier a failli mourir.
Lire l'article dans Libé
mardi 4 août 2009
4ème programme d'action aux zones vulnérables aux nitrates d'origine agricole
La directive européenne n°91-676 du 12 septembre 1991 dite "directive nitrates" a pour objectif de réduire la pollution des eaux par les nitrates d'origine agricole.
L'application de ce texte est régi par la définition :
- des zones vulnérables à la pollution des nitrates d'origine agricole
- la définition d'un programme d'action
Quatrième programme d'action du 15 juillet 2009
En Indre et Loire, les zones vulnérables ont été révisées en 2008 et le 4ème programme d'action a été approuvée par arrêté préfectoral en date du 15 juillet 2009 Parmi les décisions, notons que les estimations des quantités d'azote à apporter aux cultures devront être plus précises et les règles de fractionnement des apports et les périodes d'épandages seront renforcées.
Une culture piège à nitrate est obligatoire si la durée de l'inter-culture est supérieure à 5 mois.
Lire : arrêté du 15 juillet 2009 définissant le 4ème programme d'action applicable dans les zones vulnérables du département d'Indre-et-Loire et Cartographie des zones vulnérables du 37
Dominique Lemoine
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samedi 1 août 2009
Corinne LEPAGE en visite au Refuge à Montpellier
Corinne LEPAGE, Députée Européenne, vient rencontrer l’équipe et les jeunes du Refuge le jeudi 6 août 2009 à 17h.
Le Refuge est une structure unique en France, implantée à Montpellier, qui gère un dispositif d’hébergement d’urgence et d’accompagnement psychologique et social destiné à des jeunes victimes d’homophobie, en situation de mal-être et de rupture familiale.
Les jeunes homosexuel(le)s connaissent un taux de suicide 13 fois plus élevé que leurs pairs hétérosexuels.
Priorité nationale depuis l’annonce du Plan Santé Jeunes, le 27 février 2008, par le Ministère de la santé et des sports, la prévention du mal-être des jeunes homosexuels trouve, par l’initiative du Refuge, une concrétisation unique en France.
La structure accueille 20 à 25 jeunes par an et propose, au-delà de l’hébergement de stabilisation, une aide alimentaire, un soutien psychologique et un accompagnement social.
La prévention des prises de risques reste au cœur du dispositif.
Organisation de la visite de Corinne LEPAGE :
17h à 18h :
Visite des appartements-relais et entretien avec les résidents
18h à 19h :
Point Presse, dans les locaux d’accueil de jour de l’association, avec cocktail offert
Visiter le site du Refuge http://www.le-refuge.org/
Le Refuge est une structure unique en France, implantée à Montpellier, qui gère un dispositif d’hébergement d’urgence et d’accompagnement psychologique et social destiné à des jeunes victimes d’homophobie, en situation de mal-être et de rupture familiale.
Les jeunes homosexuel(le)s connaissent un taux de suicide 13 fois plus élevé que leurs pairs hétérosexuels.
Priorité nationale depuis l’annonce du Plan Santé Jeunes, le 27 février 2008, par le Ministère de la santé et des sports, la prévention du mal-être des jeunes homosexuels trouve, par l’initiative du Refuge, une concrétisation unique en France.
La structure accueille 20 à 25 jeunes par an et propose, au-delà de l’hébergement de stabilisation, une aide alimentaire, un soutien psychologique et un accompagnement social.
La prévention des prises de risques reste au cœur du dispositif.
Organisation de la visite de Corinne LEPAGE :
17h à 18h :
Visite des appartements-relais et entretien avec les résidents
18h à 19h :
Point Presse, dans les locaux d’accueil de jour de l’association, avec cocktail offert
Visiter le site du Refuge http://www.le-refuge.org/
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