mardi 29 septembre 2009
Légitimité d'une taxe carbone par Dominique Lemoine CAP21,
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lundi 28 septembre 2009
Compte-rendu de session Septembre 2009
Chers amis
Comme je m’y suis engagée, je viens vous rendre compte de la session de septembre du parlement et du travail effectué depuis le retour de vacances.
1/ Mon équipe est désormais au complet
Elle est désormais constituée de trois attachés parlementaires :
S’y ajoutent des experts qui m’aident sur les dossiers de manière ponctuelle.
2/ Deux séries de réunion se sont déroulées à Bruxelles
La première a trait aux commissions.
La commission de l’Environnement dont j’assure la première vice-présidence a auditionné les ministres de la santé, de l’agriculture et de l’environnement suédois pour connaître leurs priorités pour le second semestre 2009. En effet, c’est au tour de la Suède d’assumer la présidence tournante, tous les six mois, du Conseil des ministres.
Nous avons également auditionné Madame Yakab, directrice de l’Agence européenne de Prévention des maladies, à propos de la grippe et du vaccin H1N1. Elle a souligné lors de son intervention que le vaccin qui serait éventuellement autorisé fin septembre ou début octobre était destiné aux adultes en bonne santé ; les tests sur les effets secondaires pour les personnes à risque ne commenceront qu’en octobre avec une utilisation possible en décembre ou en janvier. Nous avons par ailleurs débattu du budget, et j’ai fait adopter un amendement pour renforcer les moyens de la sécurité civile dans la lutte contre les incendies.
La seconde série de réunions a trait aux travaux en groupe politique.
Notre participation à un groupe démocrate et libéral implique une vigilance constante pour que les valeurs que nous portons soient bien prises en compte. Au nom du groupe, j’ai accepté d’être Rapporteur fictif, (il s’agit de proposer la position du groupe) pour trois dossiers sensibles : les nouveaux aliments, les biocides et les sols pollués. Il va de soi que ceux d’entre vous que ces sujets intéresseraient peuvent contacter mes collaborateurs.
3/ A Strasbourg
La session a été largement consacrée à l’élection de M. Barroso. Nous l’avions déjà auditionné au sein de notre groupe politique, à Bruxelles. Je dois dire pour ma part que je n’avais pas été convaincue à double titre. D’une part, M. Barroso symbolise l’échec de l’Europe, le libéralisme le plus brutal et la perte de pouvoir de la Commission, garante de l’intérêt général européen, par rapport aux égoïsmes des Etats. D’autre part, son programme, parce qu’il promet tout et son contraire, reste trop imprécis. J’ajoute enfin que je n’ai obtenu aucune réponse aux deux questions que je lui ai posées sur le financement de l’économie verte et sur le droit à l’information des citoyens en matière d’OGM. Si le groupe ADLE a été majoritairement convaincu par son discours, j’ai, avec l’ensemble de mes collègues du MoDem et quelques autres membres de l’ADLE, voté contre son élection. Cela ne l’a malheureusement pas empêché d’obtenir la majorité absolue, en raison de la division des socialistes européens dont certains ont voté pour lui, et un grand nombre se sont abstenus. M. Barroso est donc reconduit à la tête de la commission pour cinq ans, et même si l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne impose un nouveau vote, il devrait obtenir une majorité identique.
Le second grand sujet a été la crise de la production laitière. J’ai co-signé, avec mes collègues du MoDem et des socialistes européens, un amendement pour demander l’abandon de la politique rejetant les quotas laitiers, et la réduction de ces quotas pour permettre des prix plus justes. Malheureusement, tous les amendements en ce sens ont été rejetés, et la résolution soumise au vote ne proposait que des mesures à très court terme, sans rien de cohérent et de concret ; pour cette raison, je me suis abstenue après être intervenue au sein de mon groupe pour soutenir les quotas.
En revanche, j’ai cosigné une résolution qui a été votée à une très large majorité sur la nécessité de mettre en place une force européenne d’intervention pour lutter contre les catastrophes naturelles.
Nous avons enfin débattu de la préparation du sommet du G20 de Pittsburg. A cet égard, je suis intervenue en séance plénière pour souligner la nécessité de ne pas se borner à la question des bonus, mais de traiter aussi la question de la rentabilité de court terme et de la priorité qui continue à être donnée à la spéculation au détriment du financement de l’économie réelle.
4/ Rencontres
En parallèle des réunions officielles, j’ai participé à plusieurs réunions d’associations et de groupes de travail. Conformément aux engagements que j’ai pris au cours de la campagne, je souhaite rendre public ces rencontres afin de travailler dans la transparence.
5/ Projets à venir
Préparation de Copenhague. C’est le Grand sujet avec tous les sujets qui vont avec : énergies renouvelables, transports, efficacité énergétique, label énergétique etc…
La pharmacovigilance et les droits des consommateurs à l’information
Les questions liées au développement des écotechnologies.
Mon équipe et moi-même sommes à votre disposition pour vous apporter des informations complémentaires si vous le souhaitez.
Comme je m’y suis engagée, je viens vous rendre compte de la session de septembre du parlement et du travail effectué depuis le retour de vacances.
1/ Mon équipe est désormais au complet
Elle est désormais constituée de trois attachés parlementaires :
- Florent Saint Martin, qui a une grande expérience du parlement européen et est élu de la circonscription (Le Havre)
- François Damerval, qui assure également la liaison avec les commissions
- Eric Gall, qui vient du monde des ONG.
S’y ajoutent des experts qui m’aident sur les dossiers de manière ponctuelle.
2/ Deux séries de réunion se sont déroulées à Bruxelles
La première a trait aux commissions.
La commission de l’Environnement dont j’assure la première vice-présidence a auditionné les ministres de la santé, de l’agriculture et de l’environnement suédois pour connaître leurs priorités pour le second semestre 2009. En effet, c’est au tour de la Suède d’assumer la présidence tournante, tous les six mois, du Conseil des ministres.
Nous avons également auditionné Madame Yakab, directrice de l’Agence européenne de Prévention des maladies, à propos de la grippe et du vaccin H1N1. Elle a souligné lors de son intervention que le vaccin qui serait éventuellement autorisé fin septembre ou début octobre était destiné aux adultes en bonne santé ; les tests sur les effets secondaires pour les personnes à risque ne commenceront qu’en octobre avec une utilisation possible en décembre ou en janvier. Nous avons par ailleurs débattu du budget, et j’ai fait adopter un amendement pour renforcer les moyens de la sécurité civile dans la lutte contre les incendies.
La seconde série de réunions a trait aux travaux en groupe politique.
Notre participation à un groupe démocrate et libéral implique une vigilance constante pour que les valeurs que nous portons soient bien prises en compte. Au nom du groupe, j’ai accepté d’être Rapporteur fictif, (il s’agit de proposer la position du groupe) pour trois dossiers sensibles : les nouveaux aliments, les biocides et les sols pollués. Il va de soi que ceux d’entre vous que ces sujets intéresseraient peuvent contacter mes collaborateurs.
3/ A Strasbourg
La session a été largement consacrée à l’élection de M. Barroso. Nous l’avions déjà auditionné au sein de notre groupe politique, à Bruxelles. Je dois dire pour ma part que je n’avais pas été convaincue à double titre. D’une part, M. Barroso symbolise l’échec de l’Europe, le libéralisme le plus brutal et la perte de pouvoir de la Commission, garante de l’intérêt général européen, par rapport aux égoïsmes des Etats. D’autre part, son programme, parce qu’il promet tout et son contraire, reste trop imprécis. J’ajoute enfin que je n’ai obtenu aucune réponse aux deux questions que je lui ai posées sur le financement de l’économie verte et sur le droit à l’information des citoyens en matière d’OGM. Si le groupe ADLE a été majoritairement convaincu par son discours, j’ai, avec l’ensemble de mes collègues du MoDem et quelques autres membres de l’ADLE, voté contre son élection. Cela ne l’a malheureusement pas empêché d’obtenir la majorité absolue, en raison de la division des socialistes européens dont certains ont voté pour lui, et un grand nombre se sont abstenus. M. Barroso est donc reconduit à la tête de la commission pour cinq ans, et même si l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne impose un nouveau vote, il devrait obtenir une majorité identique.
Le second grand sujet a été la crise de la production laitière. J’ai co-signé, avec mes collègues du MoDem et des socialistes européens, un amendement pour demander l’abandon de la politique rejetant les quotas laitiers, et la réduction de ces quotas pour permettre des prix plus justes. Malheureusement, tous les amendements en ce sens ont été rejetés, et la résolution soumise au vote ne proposait que des mesures à très court terme, sans rien de cohérent et de concret ; pour cette raison, je me suis abstenue après être intervenue au sein de mon groupe pour soutenir les quotas.
En revanche, j’ai cosigné une résolution qui a été votée à une très large majorité sur la nécessité de mettre en place une force européenne d’intervention pour lutter contre les catastrophes naturelles.
Nous avons enfin débattu de la préparation du sommet du G20 de Pittsburg. A cet égard, je suis intervenue en séance plénière pour souligner la nécessité de ne pas se borner à la question des bonus, mais de traiter aussi la question de la rentabilité de court terme et de la priorité qui continue à être donnée à la spéculation au détriment du financement de l’économie réelle.
4/ Rencontres
En parallèle des réunions officielles, j’ai participé à plusieurs réunions d’associations et de groupes de travail. Conformément aux engagements que j’ai pris au cours de la campagne, je souhaite rendre public ces rencontres afin de travailler dans la transparence.
- Petit déjeuner de travail de Eurofores, réseau de députés européens qui souhaitent promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétiques. Nous échangeons sur les meilleurs moyens de peser sur le cours des négociations dans les dossiers législatifs en cours ;
- Déjeuner de travail de WWF sur la préparation de la conférence de Copenhague ;
- Reception du Green Ten (ONG environnementales) ;
- Dîner débat du Forum européen de l'énergie avec le Commissaire européen pour l’énergie, Andris Piebalgs ;
- Rencontre des producteurs de lait à Bruxelles ;
- Rencontre avec les représentants du monde économique : PSA, Renault, Association Française des Grandes Entreprises (AFEP), dîner des représentants auprès de l’UE des entreprises françaises, Proléa (huiles végétales).
5/ Projets à venir
Préparation de Copenhague. C’est le Grand sujet avec tous les sujets qui vont avec : énergies renouvelables, transports, efficacité énergétique, label énergétique etc…
La pharmacovigilance et les droits des consommateurs à l’information
Les questions liées au développement des écotechnologies.
Mon équipe et moi-même sommes à votre disposition pour vous apporter des informations complémentaires si vous le souhaitez.
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dimanche 27 septembre 2009
Dominique Lemoine et CAP21 à la 1ère journée des amis d'Europe Ecologie dimanche 27 septembre
Dimanche 27 septembre, "Les Amis d'Europe Ecologie" organisent une journée de débats de 11h à 17h rue Daguerre et rue Boulard dans le 14e arrondissement de Paris.
Dominique Lemoine interviendra à cette journée dans le cadre d'un débat sur la taxe carbone
Retrouvez toutes les infos de cette journée sur le site des Amis d'Europe Ecologie
Venez nombreux !
Cath37
Dominique Lemoine interviendra à cette journée dans le cadre d'un débat sur la taxe carbone
Retrouvez toutes les infos de cette journée sur le site des Amis d'Europe Ecologie
Venez nombreux !
Cath37
Pays/territoire : Rue Boulard, 75014 Paris, France
samedi 26 septembre 2009
Eau et nanotechnologies : nouveaux risques pour l’environnement et la santé
vendredi 25 septembre 2009, par Marc Laimé
A l’horizon des toutes prochaines années, des centaines de milliers de nanoparticules, vecteurs d’une « nouvelle révolution industrielle », vont être disséminées dans l’environnement, et dans l’eau… Afin de répondre aux questionnements de la Direction générale de la Santé, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a récemment publié deux rapports : l’un sur les nanoparticules manufacturées dans les eaux, en février 2008, et l’autre sur les nanoparticules dans l’alimentation humaine et animale, en mars 2009. Travaux dont les conclusions concordent avec ceux d’autres instances nationales et internationales, et appellent à la prudence.
Alors que la pollution des ressources en eau suscite déjà d’importants remous en France, la dissémination massive de nanoparticules dans l’environnement constitue un nouveau thème d’inquiétude, qui doit être pris au sérieux. Le gouvernement a demandé à la Commission nationale du débat public (CNDP) d’organiser une « grande consultation nationale », qui va se dérouler dans dix-sept villes françaises à partir du 15 octobre 2009. Une initiative que dénonce vivement l’association grenobloise « Pièces et main d’œuvre », qui pourfend les dangers des nanotechnologies depuis plusieurs années, n’y voyant qu’une pseudo-concertation destinée à légitimer une nouvelle fuite en avant de la technoscience. Le débat ne fait que commencer, mais les nanotechnologies pourraient conduire à revoir de fond en comble l’approche de la question de la pollution de l’eau.
http://blog.mondediplo.net/2009-09-25-Eau-et-nanotechnologies-nouveaux-risques-pour-l
Alors que la pollution des ressources en eau suscite déjà d’importants remous en France, la dissémination massive de nanoparticules dans l’environnement constitue un nouveau thème d’inquiétude, qui doit être pris au sérieux. Le gouvernement a demandé à la Commission nationale du débat public (CNDP) d’organiser une « grande consultation nationale », qui va se dérouler dans dix-sept villes françaises à partir du 15 octobre 2009. Une initiative que dénonce vivement l’association grenobloise « Pièces et main d’œuvre », qui pourfend les dangers des nanotechnologies depuis plusieurs années, n’y voyant qu’une pseudo-concertation destinée à légitimer une nouvelle fuite en avant de la technoscience. Le débat ne fait que commencer, mais les nanotechnologies pourraient conduire à revoir de fond en comble l’approche de la question de la pollution de l’eau.
http://blog.mondediplo.net/2009-09-25-Eau-et-nanotechnologies-nouveaux-risques-pour-l
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vendredi 25 septembre 2009
Législatives partielles / Yvelines : Corinne Lepage apporte son soutien à la candidate "Europe Ecologie"
Corinne Lepage, eurodéputée MoDem et présidente de CAP21 apporte son soutien à Anny Poursinoff pour le 2ème tour de la législative partielle dans les Yvelines.
"Anny Poursinoff partage à de nombreux égards les mêmes combats que les miens, la protection de l'environnement et de la santé humaine, la lutte contre la corruption, l'égalité hommes-femmes, c'est la raison pour laquelle je lui apporte mon soutien et celui de CAP21."
Communiqué de presse
Paris, le 24 septembre 2009
Son site de campagne : http://www.poursinoff2009.fr/
"Anny Poursinoff partage à de nombreux égards les mêmes combats que les miens, la protection de l'environnement et de la santé humaine, la lutte contre la corruption, l'égalité hommes-femmes, c'est la raison pour laquelle je lui apporte mon soutien et celui de CAP21."
Communiqué de presse
Paris, le 24 septembre 2009
Son site de campagne : http://www.poursinoff2009.fr/
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jeudi 24 septembre 2009
CAP21 s'attaque au monopole des transports en Ile-de-France
Cap21, le mouvement politique de Corinne Lepage, exige auprès du Ministre des Transports la remise en cause du monopole des compagnies de transports de l’Ile-de-France.
Ce monopole a été institué en 1949 afin d’inciter l’équipement de la région parisienne. 60 ans plus tard, les compagnies de transports de l’Ile-de-France bénéficient toujours de ce monopole qui interdit la concurrence et empêche, par exemple, les collectivités locales de créer de nouvelles lignes lorsque celles-ci font de l'ombre aux lignes monopolisées.
De plus cette situation est contraire au droit Européen. Pour le contourner l'Etat français envisage de voter une loi qui repousse à "+30 ans" la fin de ce monopole et de fait la transposition du droit Européen.
Cette situation est d'autant plus choquante lorsque les lignes privées et monopolisés de bus bénéficient d’investissements publics comme pour la création de voies en site propre ou la réalisation d’aménagements d’arrêts.
Pour François Pelletant, Maire de Linas et Conseiller général de l’Essonne, initiateur de cette proposition, « il est inconcevable que des lignes qui bénéficient de subventions colossales des pouvoirs publics soient exploitées par un seul et unique opérateur ».
Aussi CAP21 et François Pelletant proposent de supprimer ce monopole, a fortiori pour les lignes subventionnées ou bénéficiant de fonds publics.
François Pelletant, Maire de Linas, Conseiller général de l'Essonne
Ce monopole a été institué en 1949 afin d’inciter l’équipement de la région parisienne. 60 ans plus tard, les compagnies de transports de l’Ile-de-France bénéficient toujours de ce monopole qui interdit la concurrence et empêche, par exemple, les collectivités locales de créer de nouvelles lignes lorsque celles-ci font de l'ombre aux lignes monopolisées.
De plus cette situation est contraire au droit Européen. Pour le contourner l'Etat français envisage de voter une loi qui repousse à "+30 ans" la fin de ce monopole et de fait la transposition du droit Européen.
Cette situation est d'autant plus choquante lorsque les lignes privées et monopolisés de bus bénéficient d’investissements publics comme pour la création de voies en site propre ou la réalisation d’aménagements d’arrêts.
Pour François Pelletant, Maire de Linas et Conseiller général de l’Essonne, initiateur de cette proposition, « il est inconcevable que des lignes qui bénéficient de subventions colossales des pouvoirs publics soient exploitées par un seul et unique opérateur ».
Aussi CAP21 et François Pelletant proposent de supprimer ce monopole, a fortiori pour les lignes subventionnées ou bénéficiant de fonds publics.
François Pelletant, Maire de Linas, Conseiller général de l'Essonne
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mercredi 23 septembre 2009
Climat : le cri d'alarme des Etats insulaires
Par Hervé Kempf,
L'incapacité d'agir équivaudrait à un génocide silencieux" : par ces mots terribles, le premier ministre de la Grenade, Thomas Tillman, a signifié à New York, lundi 21 septembre, l'angoisse des petits Etats insulaires face au changement climatique. Plus tôt, en ouverture du Sommet de l'Aosis (Alliance des petits Etats insulaires), le président des Maldives, Mohamed Nasheed, n'avait pas été moins violent, estimant que les conséquences du réchauffement climatique équivalaient à "un meurtre de masse". Les membres de l'Aosis sont persuadés que plusieurs de leurs Etats sont physiquement menacés de disparition, notamment du fait de la montée des eaux.
"Nos pays souffrent déjà alors que la température moyenne ne s'est élevée que de 0,8 °C, a affirmé M. Nasheed : érosion, blanchiment du corail, salinisation des eaux, inondations, multiplication des cyclones. Si le réchauffement doublait et dépassait 1,5 °C, cela signifierait que des nations insulaires seraient rayées de la carte."
Plus de vingt chefs des 42 Etats de l'Aosis étaient présents à cette réunion tenue la veille du Sommet climatique organisé par l'ONU, mardi 22. Ils ont adopté une déclaration visant à influencer les grands Etats dans la préparation du traité de Copenhague : elle affirme que la communauté internationale devrait s'efforcer de limiter le réchauffement global à 1,5 °C. C'est une revendication importante et nouvelle, alors que les Etats du G8 ne se sont fixé pour objectif, lors de leur réunion à L'Aquila, en juillet, qu'une limitation à 2 °C de la température mondiale. "Pour nous, qui sommes déjà impactés à 0,8 °C, ce chiffre de 1,5 °C est déjà un compromis", a précisé M. Thomas. La Grenade, pourtant placée en dehors de la route des ouragans, a été ravagée en 2004 par l'ouragan Ivan, qui a causé des dégâts estimés au double du produit intérieur brut du pays.
"Liste d'interdictions"
Les Etats de l'Aosis s'estiment "victimes" du changement climatique et jugent que les pays les plus riches doivent assumer "leur responsabilité historique" dans la création du problème. Mais ils ne se veulent pas seulement accusateurs. Dans son discours introductif, M. Nasheed s'est voulu constructif, estimant que, au lieu de bâtir un traité qui apparaisse "comme une liste d'interdictions", les Etats pourraient proposer "une liste d'actions que l'on pourrait et que l'on devrait faire, comme investir davantage dans les technologies vertes".
La démarche de l'Aosis vise à accroître la pression sur les acteurs plus puissants de la négociation climatique. L'association existe depuis 1989. D'abord conçue comme une ligue de micro- ou petits Etats ayant du mal à se faire entendre isolément, elle s'est focalisée sur les problèmes d'environnement à partir du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, avec d'autant plus de sérieux que les impacts du changement climatique sont chaque année devenus plus concrets.
L'Aosis a toujours été proche des organisations écologistes. Elle pourrait se liguer lors de la conférence de Copenhague avec le groupe des pays le moins développés pour faire entendre la voix des petits. Ensemble, ces nations craignent que les grands Etats, qui se retrouvent dans le Forum des économies majeures, scellent un accord en oubliant leurs préoccupations.
Malgré son faible poids économique ou démographique (environ 300 millions d'habitants), la légitimité de la démarche de l'Aosis est reconnue. M. Rasheed sera l'un des huit chefs d'Etat à prendre la parole mardi à l'ONU sur le climat, après le président des Etats-Unis et avant le président de la Chine.
"Nos pays souffrent déjà alors que la température moyenne ne s'est élevée que de 0,8 °C, a affirmé M. Nasheed : érosion, blanchiment du corail, salinisation des eaux, inondations, multiplication des cyclones. Si le réchauffement doublait et dépassait 1,5 °C, cela signifierait que des nations insulaires seraient rayées de la carte."
Plus de vingt chefs des 42 Etats de l'Aosis étaient présents à cette réunion tenue la veille du Sommet climatique organisé par l'ONU, mardi 22. Ils ont adopté une déclaration visant à influencer les grands Etats dans la préparation du traité de Copenhague : elle affirme que la communauté internationale devrait s'efforcer de limiter le réchauffement global à 1,5 °C. C'est une revendication importante et nouvelle, alors que les Etats du G8 ne se sont fixé pour objectif, lors de leur réunion à L'Aquila, en juillet, qu'une limitation à 2 °C de la température mondiale. "Pour nous, qui sommes déjà impactés à 0,8 °C, ce chiffre de 1,5 °C est déjà un compromis", a précisé M. Thomas. La Grenade, pourtant placée en dehors de la route des ouragans, a été ravagée en 2004 par l'ouragan Ivan, qui a causé des dégâts estimés au double du produit intérieur brut du pays.
"Liste d'interdictions"
Les Etats de l'Aosis s'estiment "victimes" du changement climatique et jugent que les pays les plus riches doivent assumer "leur responsabilité historique" dans la création du problème. Mais ils ne se veulent pas seulement accusateurs. Dans son discours introductif, M. Nasheed s'est voulu constructif, estimant que, au lieu de bâtir un traité qui apparaisse "comme une liste d'interdictions", les Etats pourraient proposer "une liste d'actions que l'on pourrait et que l'on devrait faire, comme investir davantage dans les technologies vertes".
La démarche de l'Aosis vise à accroître la pression sur les acteurs plus puissants de la négociation climatique. L'association existe depuis 1989. D'abord conçue comme une ligue de micro- ou petits Etats ayant du mal à se faire entendre isolément, elle s'est focalisée sur les problèmes d'environnement à partir du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, avec d'autant plus de sérieux que les impacts du changement climatique sont chaque année devenus plus concrets.
L'Aosis a toujours été proche des organisations écologistes. Elle pourrait se liguer lors de la conférence de Copenhague avec le groupe des pays le moins développés pour faire entendre la voix des petits. Ensemble, ces nations craignent que les grands Etats, qui se retrouvent dans le Forum des économies majeures, scellent un accord en oubliant leurs préoccupations.
Malgré son faible poids économique ou démographique (environ 300 millions d'habitants), la légitimité de la démarche de l'Aosis est reconnue. M. Rasheed sera l'un des huit chefs d'Etat à prendre la parole mardi à l'ONU sur le climat, après le président des Etats-Unis et avant le président de la Chine.
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mardi 22 septembre 2009
Le directeur-adjoint du BRGM dénonce la qualité « catastrophique » des réserves d’eau souterraines françaises
par Marc Laimé, 21 septembre 2009
M. Thierry Pointet, hydrogéologue, directeur-adjoint du service « eau » du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dans une conférence donnée à la Cité des sciences de la Villette le 10 septembre 2009, y a dressé un tableau apocalyptique de la situation des réserves d’eau souterraines en France. Une franchise bienvenue tant l’omerta règne généralement sur cette question sensible.
M. Pointet est bien connu pour un franc-parler qui l’amène très souvent à s’emporter contre celles et ceux qui s’élèvent par exemple contre les prélèvements abusifs de l’eau par l’agriculture…
Mais cette fois, surprise, il stigmatise la situation calamiteuse qui prévaut, par exemple, en Poitou-Charentes :
(…)
« Depuis trois-quatre ans par exemple, quand certaines nappes donnent des signes de faiblesse, l’État recommande aux agriculteurs avant le mois de mars d’opter pour des cultures moins gourmandes en eau. Dans certaines régions, ces permutations ont concerné jusqu’à 20 % des surfaces cultivées.
« Cependant historiquement, poursuit Thierry Pointet, des erreurs ont été commises. La région Poitou-Charentes par exemple, s’est orientée il y a quelques années vers une agriculture irriguée. On a laissé faire, voire même on a subventionné les achats d’équipements d’irrigation. Si bien que la région dispose aujourd’hui de moyens techniques permettant de pomper jusqu’à trois fois la ressource de pluie annuelle. »
(…)
source:http://www.eauxglacees.com/
« La qualité de l’eau des nappes est catastrophique »
Mais c’est surtout en matière de qualité des réserves d’eau souterraines que M. Pointet, comme en témoigne le compte-rendu, en ligne sur le site de la Cité des Sciences, de la conférence qu’il y a donné le 10 septembre 2009 confesse la gravité de la situation :
(…)
« Plus que la quantité, c’est la qualité de l’eau des nappes qui est préoccupante. La qualité de l’eau dans les nappes est catastrophique !, s’exclame Thierry Pointet. On a rendu impropre à la consommation l’eau de la moitié des nappes du territoire. Ce sont surtout les nappes proches de la surface qui sont touchées, les nappes plus profondes étant encore épargnées. »
À court et moyen termes, les dommages sont irréparables. En effet, on ne sait pas dépolluer des nappes. La seule solution est d’attendre que la nature fasse son travail, qu’une eau de bonne qualité chasse et remplace peu à peu l’eau polluée. Un processus qui, pour les grandes nappes, peut nécessiter une vingtaine d’années.
Des nappes claires dans vingt ans ? « Oui, répond Thierry Pointet, mais seulement si la qualité des eaux s’infiltrant dans les nappes gagne rapidement en qualité. »
Comme c’est le BRGM, compte-tenu de l’accord-cadre qu’il a signé avec l’ONEMA, qui a la haute main sur les eaux souterraines, l’aveu mérite attention.
Comme le méritent tout autant les données officielles diffusées par les pouvoirs publics, par trop rassurantes au regard des déclarations de M. Pointet.
Dont la prise de position éclaire par ailleurs les tensions à venir autour de la révision de la PAC...
source:http://www.eauxglacees.com/
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lundi 21 septembre 2009
Coup dur porté à la cause du droit des enfants.
Pour Marianne BUHLER, présidente déléguée CAP21 " l’annonce récente de la suppression du poste de « Défenseur des enfants » est un nouveau coup dur porté par la majorité présidentielle à la cause du droit des enfants".
Au-delà du symbole, cette décision vient s’ajouter à nombre d’autres qui démontrent malheureusement, le désintérêt manifeste du gouvernement et de l’Elysée vis-à-vis d’une préoccupation légitime de la société : alignement du droit des mineurs sur le droit commun, volonté de contrôler systématiquement l’entrée des établissements scolaires, menace de constituer des fichiers dès les premiers âges de l’enfant, suppression des postes de RASED…
Depuis l’élection de Nicolas SARKOZY en 2007, les atteintes liberticides contre les enfants ne cessent d’alimenter l’actualité.
CAP21 rappelle que 2009 est l’année du 20e anniversaire de la Convention internationale du droit de l’enfant, et qu’à ce titre, la France a une responsabilité particulière : elle doit se montrer exemplaire dans ses politiques et ses choix médiatiques en faveur de l’enfance et de la jeunesse.
Pour Benoît PETIT délégué national CAP21 « Social et Société », « un pays qui fait le double choix politique de considérer sa jeunesse comme des délinquants potentiels d’une part, de banaliser – pour mieux la dissoudre – la problématique du droit des enfants d’autre part, est un pays qui compromet dangereusement son avenir.
Les générations futures sont notre principale richesse, qu’il nous faut protéger contre les affres de notre époque…
La suppression du poste de « Défenseur des enfants » est un signe de défiance à leur égard qui est tout simplement inacceptable en République ! ».
CAP21 demande donc au Gouvernement de revenir sans délais sur cette décision choquante.
Le mouvement écologiste et démocrate présidé par Corinne LEPAGE appelle l’ensemble des citoyens à se mobiliser, dans la vigilance et l’action, contre cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales de la République.
CAP21 propose que soient organisées des « Assises de l’enfance et de la jeunesse » à l’occasion desquelles les politiques et la société civile pourront définir, collectivement et démocratiquement, des orientations progressistes en faveur du développement durable des générations futures.
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dimanche 20 septembre 2009
Semaine de la mobilité : à vélo......
La Loire à vélo est bien connue des Tourangeaux et c'est une occasion unique de s'approprier le sbords de Loire et du Cher.
Mais, en cette semaine de la mobilité, le vélo n'est pas réservé à la seule balade, il est surtout un mode de déplacement doux, propre, convivial et rapide en ville. Le déplacement cycliste est donc au coeur des préoccupation des Villes et Tours. Avec 70 km de pistes cyclables, Tours se classe parmi les premières villes de France dans ce domaine.
A côté des infrastructures qui continuent à se développer, la Ville développe une signalisation et les cyclistes peuvent se procurer un guide du réseau cyclable à l'accueil de la mairie.
Enfin, il est important d'établir une continuité des itinéraires cyclables qui ne doivent pas s'arrêter aux portes le Tours mais doivent sur poursuive dans l'agglomération et bien au delà...
Dominique Lemoine
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jeudi 17 septembre 2009
Eric Besson peut bien fermer Calais, ça ne réglera rien !
L’annonce, par Eric Besson, de l’évacuation de la « Jungle » de Calais avec pour objectif de stopper l’immigration clandestine, n’est que pure illusion.
Comme pour la fermeture de Sangatte par Nicolas Sarkozy, le seul effet sera le déplacement des personnes vers d’autres lieux tout aussi insalubres dans les localités voisines. Lors de ma rencontre avec les migrants de Loon-Plage et les associations en mai dernier, j’ai pu constater leurs conditions de vie désastreuse. Il est clairement indigne pour la République française de ne pas proposer de solutions de substitution descentes.
Par ailleurs je tiens à rappeler que la plupart des migrants viennent de pays déchirés par la guerre, notamment l’Afghanistan et l’Irak. Ils pourraient tout à fait demander l’asile politique en France mais ils veulent aller vivre en Grand Bretagne où leurs proches résident.
Cette problématique doit donc être considérée dans sa globalité et les solutions ne pourront venir que par une gestion à l'échelle européenne.
Corinne Lepage
Eurodéputée
Présidente de CAP21 et Vice-présidente du MoDem
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Corinne Lepage demande le gel immédiat de la hausse des quotas laitiers
Corinne Lepage (1ère vice Présidente de la Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire - Mouvement Démocrate) n'a pas apporté son soutien à la résolution finale du Parlement européen sur la crise dans le secteur laitier.
Cette position est principalement motivée par le refus de la majorité des députés européens de soutenir la proposition du Mouvement Démocrate de geler immédiatement la hausse des quotas laitiers, et, de manière générale, de toutes les propositions allant dans le sens de mesures concrètes pour soutenir les producteurs laitiers.
Pour Corinne Lepage "il n'est pas acceptable que les ministres européens de l'agriculture et la Commission n'aient toujours pas proposé de solutions concrètes de sortie crise rapide pour le secteur du lait. En rejetant notre demande de gel de la hausse des quotas, le Parlement européen a perdu une occasion de s'affirmer face à l'inertie des gouvernements et de la Commission. C'est pourquoi je n'ai pas soutenu le texte dans mon vote final ; un texte sans propositions concrètes n'a aucun intérêt !"
Corinne Lepage avait cosigné, avec l'ensemble des Députés du Mouvement Démocrate, une série d'amendements demandant un gel immédiat des hausses de quotas laitiers qui ont été décidées à l'occasion des dernières réformes de la politique agricole commune (PAC).
Jeudi 17 Septembre 2009
Corinne Lepage
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mercredi 16 septembre 2009
Scientologie: Communiqué de presse de Corinne Lepage
Strasbourg, le 15 septembre 2009
Corinne Lepage, vice-présidente du Modem « dénonce le vote, sur initiative de l’UMP, d’une disposition ad hoc destinée à sauver l’Eglise de scientologie du risque de dissolution auquel elle était exposée. »
« Cette disposition, qui semble avoir été rédigée pour coller au cas spécifique de l’Eglise de scientologie pourrait témoigner de la puissance de cette secte dans l’appareil d’Etat. » précise l’eurodéputée
Corinne Lepage demande « qu’une commission d ‘enquête soit mise en place pour faire la lumière sur le processus de décision et qu’une solution judiciaire soit trouvée pour que ce scandale ne puisse bénéficier à l’Eglise de scientologie. »
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mardi 15 septembre 2009
Hadopi2: Corinne Lepage publie un ouvrage téléchargeable gratuitement
A la veille du vote solennel à l’Assemblée nationale sur la loi HADOPI 2, Corinne Lepage publie un ouvrage téléchargeable gratuitement sur internet
Ce livre « Entre colère et espoirs » constitue une première. C’est en effet la première fois qu’un politique publie par la voie de l’édition Internet un ouvrage accessible gratuitement.. Ce choix délibéré est en cohérence avec les prises de position de l’auteur sur la loi HADOPI.
Le livre est téléchargeable ici : http://stores.lulu.com/CorinneLEPAGE
« Certaines chroniques peuvent apparaître comme prémonitoires soit dans les analyses, soit dans les solutions qui sont proposées. En réalité, il suffit généralement de poser les bonnes questions pour trouver des solutions les plus appropriées ».
Ce recueil de chroniques sur deux années de montée des crises souligne la modernité de la pensée de Pierre Mendès-France « gouverner, c’est prévoir ». C’est précisément parce que le politique a cessé de prévoir que, d’une part, il a subi l’action de ceux qui prévoyaient et que, d’autre part, il a oublié de préparer le futur.
La relecture de ces chroniques qui peut être ou non chronologique souligne qu’il n’existe aucune fatalité aux crises mais qu’elles sont le résultat de choix délibérés. Dès lors, d’autres choix peuvent être faits pour l’avenir.
Ce livre « Entre colère et espoirs » constitue une première. C’est en effet la première fois qu’un politique publie par la voie de l’édition Internet un ouvrage accessible gratuitement.. Ce choix délibéré est en cohérence avec les prises de position de l’auteur sur la loi HADOPI.
Le livre est téléchargeable ici : http://stores.lulu.com/CorinneLEPAGE
« Certaines chroniques peuvent apparaître comme prémonitoires soit dans les analyses, soit dans les solutions qui sont proposées. En réalité, il suffit généralement de poser les bonnes questions pour trouver des solutions les plus appropriées ».
Ce recueil de chroniques sur deux années de montée des crises souligne la modernité de la pensée de Pierre Mendès-France « gouverner, c’est prévoir ». C’est précisément parce que le politique a cessé de prévoir que, d’une part, il a subi l’action de ceux qui prévoyaient et que, d’autre part, il a oublié de préparer le futur.
La relecture de ces chroniques qui peut être ou non chronologique souligne qu’il n’existe aucune fatalité aux crises mais qu’elles sont le résultat de choix délibérés. Dès lors, d’autres choix peuvent être faits pour l’avenir.
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lundi 14 septembre 2009
Mesure de la croissance : le rapport Stiglitz propose d'autres indicateurs
Compte tenu de l'implication de Cap21 depuis des années sur la notion d'indicateurs, nous ne pouvions pas être absents des débats
Voici un extrait d'un article du journal : les échos concernant le rapport Stiglitz sur le changement d'indicateurs:
Le président de la République reçoit ce matin le rapport de la commission présidée par Joseph Stiglitz. Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer sur la mise en oeuvre de ce rapport qui compte douze recommandations.
Nicolas Sarkozy reçoit ce matin le rapport de la commission présidée par le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz sur la « mesure de la performance économique et du progrès social ». Ce travail avait été commandé début 2008 par le président de la République, avec pour objectif de mettre fin à la domination du produit intérieur brut (PIB) pour mesurer la richesse nationale créée. Après des mois de réflexions sur fond de crise économique mondiale, la commission propose notamment de compléter la mesure du PIB par une série d'indicateurs sur le bien-être des ménages, le développement durable et l'écologie. Et de se placer d'abord du point de vue des individus (lire ci-dessous). « La crise économique et financière ainsi que l'urgence écologique accroissent encore la pertinence de ces propositions dans le cadre des grands rendez-vous internationaux à venir », indiquait vendredi l'Elysée.
Pour la remise de ce rapport, les petits plats ont été mis dans les grands. Une conférence internationale a été organisée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. C'est de là que le président de la République s'exprimera en ouverture tandis que la clôture sera assurée par deux membres du gouvernement (la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo) ainsi que par le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, et le directeur général de l'Organisation internationale du travail, Juan Somavia.
Car, peut-être autant que le rapport, c'est sa mise en oeuvre par les pouvoirs publics et les instituts statistiques (comme l'Insee ou Eurostat) qui est très attendue. « Il faut maintenant passer des rapports et des discours aux actes, prévient le collectif d'experts FAIR (Forum pour d'autres indicateurs de richesse). Le vrai chantier ne fait que commencer. »
Lire la suite: FREDERIC SCHAEFFER, Les Echos
dimanche 13 septembre 2009
Taxe carbone: une opportunité ratée!
Le gouvernement a transformé une bonne et belle idée en véritable gâchis!
En effet, alors qu'il existait un relatif consensus des différents partis politiques pour créer des signaux de nature à faire changer les comportements des Français vis-à-vis des émissions de CO2, le dispositif gouvernemental (qui est une vraie usine à gaz) aboutit aujourd'hui à une foire d'empoigne politicienne, qui n'aura eu d'autres succès que d'éloigner les Français du débat de fond.
CAP21 Centre réaffirme la nécessité de faire changer les comportements en donnant un coût au CO2.
Prenons par exemple un habitant de la campagne qui doit se rendre à son travail tous les jours et qui n'a pas de transport en commun. Si nous avions une possibilité de substituer une voiture essence ou diesel par une voiture n'émettant pas de CO2, la taxation carbone de l'essence et du diesel a un véritable rôle à jouer pour encourager à changer de motorisation.
En absence d'alternative, comme c'est le cas aujourd'hui, la taxe quiva amputer le budget n'a aucune utilité écologique.
Alors, pour atténuer le mécontentement, on nous dit que cette dette sera intégralement compensée, sauf que cette compensation n'est pas équitable.
Pour votre facture de chauffage (fioul, gaz), la compensation financière sera la même si vous habitez à Lille ou à Marseille comme si il n'y avait pas de différence de climat !
Alors compensée la taxe ?
OK, si la taxe est intégralement compensée alors où est le côté incitatif car si on retire un euro de ma poche gauche pour le remettre dans ma poche droite, alors comment considérer que cette taxe me conduira à changer de comportement ?
De plus, la gestion de ce nouvel outil fiscal aura bien des frais de gestion, alors qui financera cette gestion si la taxe est intégralement compensée ?
A CAP21 Centre, nous considérons qu'il faut diminuer drastiquement nos émissions de CO2 en faisant changer nos comportements. Si la taxe carbone telle qu'elle a été prévue par le gouvernement ne nous semble pas pertinente, nous aurions souhaité la généralisation du dispositif éprouvée de bonus/malus qui a le mérite de la simplicité (prélèvement à la source), de la transparence et d'être juste socialement.
Revenons à notre exemple : si notre habitant de la campagne décide d'acheter un 4x4 pour aller travailler c'est son problème et il sera taxé (et c'est juste !) par un malus établi en fonction des émissions de CO2 de sa grosse voiture. En revanche, rien n'empêche, pour celui qui a une voiture à faible taux d'émission de recevoir un bonus.
En étendant ce dispositif à l'essentiel des produits de consommation, chaque citoyen identifiera le coût environnemental de son achat, ce qui le conduira à évoluer dans son mode de consommation.
CAP21 Centre estime également que ce dispositif devrait être pris au niveau européen et devrait s'appliquer à tous les produits importés et entrant en Europe.
Dominique Lemoine
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vendredi 11 septembre 2009
Lait : des producteurs français appellent à une grève européenne
Les producteurs français de lait ont lancé jeudi 10 septembre à Paris, aux côtés de leurs collègues européens, une grève pour dénoncer, après plus d'un an de crise dans le secteur, l'effondrement du prix du lait et la dérégulation du marché décidée par Bruxelles. Le mouvement a démarré, jeudi soir, dans le nord et l'ouest de la France.
Dans le département du Nord, un producteur a affirmé à l'AFP qu'à "partir de ce soir, le lait n'est plus collecté. On va faire un marché par jour pour le donner, et le reste partira en fosse". Des actions similaires on été signalés dans le Pas-de-Calais. Romuald Schaber, président de la Fédération des producteurs européens de lait (EMB), mise sur le ralliement de quelque 30 000 producteurs en France, soit un tiers des éleveurs de l'Hexagone.
L'APLI (Association des producteurs de lait indépendants) réclame une régulation européenne de la production de lait et un prix minimum autour de 350 à 400 euros les 1 000 litres, contre 260 à 280 euros actuellement. Autre membre français de l'EMB, l'Organisation des producteurs de lait (OPL), qui revendique 20 % des producteurs laitiers, table aussi sur le vote d'une grève et estime que 40 à 50 % des producteurs français rejoindront le mouvement, selon Nicolas Coudray, porte-parole du syndicat.
Lire la suite
Dans le département du Nord, un producteur a affirmé à l'AFP qu'à "partir de ce soir, le lait n'est plus collecté. On va faire un marché par jour pour le donner, et le reste partira en fosse". Des actions similaires on été signalés dans le Pas-de-Calais. Romuald Schaber, président de la Fédération des producteurs européens de lait (EMB), mise sur le ralliement de quelque 30 000 producteurs en France, soit un tiers des éleveurs de l'Hexagone.
L'APLI (Association des producteurs de lait indépendants) réclame une régulation européenne de la production de lait et un prix minimum autour de 350 à 400 euros les 1 000 litres, contre 260 à 280 euros actuellement. Autre membre français de l'EMB, l'Organisation des producteurs de lait (OPL), qui revendique 20 % des producteurs laitiers, table aussi sur le vote d'une grève et estime que 40 à 50 % des producteurs français rejoindront le mouvement, selon Nicolas Coudray, porte-parole du syndicat.
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jeudi 10 septembre 2009
Copenhague2009: Le climat change..........changeons d'indicateurs
NOPIB - Copenhague2009 - Le climat change.........changeons d'indicateurs

Site de la campagne NOPIB
Site provisoire de la campagne NOPIB-Copenhague2009-Le climat change.........changeons d'indicateurs, mais compte-tenu de l'actualité, position de l'Europe et le rapport Stiglitz, et de l'implication de Cap21 depuis des années sur la notion d'indicateurs, nous ne pouvions pas être absents de ces débats
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mercredi 9 septembre 2009
Pollution de la Crau: Cap21 interpelle Chantal JOUANNO
CAP21 rejoint les associations inquiètes qui une fois encore ont été écartées d’un dispositif pourtant nécessaire pour une zone aussi fragile que sont les réserves naturelles de COUSSOULS de CRAU dans les bouches du Rhône …..
Un préfet qui exprime ses inquiétudes sur l'état général d‘un pipeline notamment celui qui fuite dans le sol des réserves naturelles de COUSSOULS de CRAU dans les bouches du Rhône ….Une dépollution mal organisée : " niveau de pollution et du risque pour l'environnement systématiquement voire délibérément sous-évalué" et une société, la SPSE qui ne respecte pas le protocole de dépollution tel qu’il est défini avec les services de l’Etat…, sont suffisamment d’arguments qui montrent bien que le « principe de précaution » n’a pas été respecté !
CAP21 demande la création d’un comité de suivi des procédures de surveillance pour l’ensemble des pipelines du territoire français auxquelles participeraient les associations de protection de l’environnement et des citoyens.
Compte- tenu des informations parues dans la presse concernant l'atteinte de la nappe phréatique, Cap21 demande à Madame la Ministre Chantal JOUANNO de s'exprimer sur ce sujet et d'apporter les précisions nécessaires.
La communication ne doit et peut pas être laissée aux seules mains de l'exploitant industriel, dont les objectifs sont de minimiser l'impact et surtout de reprendre au plus vite l'exploitation du pipe-line.
Cet accident en zone "désertique" et non sismique révèle la fragilité de certaines installations industrielles, Cap21 interroge les pouvoirs publics sur les risques encourus par les populations sur le parcours du pipe-line (qui traverse la France jusqu'à Karlsruhe -Allemagne) dans des zones très urbanisées au sous-sol fragilisé et/ou traversées par des failles sismiques.
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mardi 8 septembre 2009
Cap21 s'associe à la démarche du comité national contre la privatisation de la Poste
VOTATION CITOYENNE DU 28 SEPTEMBRE AU 3 OCTOBRE 2009
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lundi 7 septembre 2009
Corinne Lepage:discours de clôture Université de rentrée 2009
Corinne Lepage: Que doit-on attendre d'un mouvement politique au XXIème siècle ?
Pour répondre à ces questions, il faut comprendre combien le fond et la forme sont liés et combien notre capacité à faire évoluer notre système démocratique conditionne notre capacité à répondre aux enjeux immenses et multifactoriels auxquels nous sommes confrontés.
Nous avons fondé le MODEM parce que nous avions l’intuition que notre affranchissement d’une structure antérieure et conventionnelle était une formidable chance de renouveler à la fois les responsables, les méthodes et le projet et répondait à l’attente exprimée par des millions de nos concitoyens lors de l’élection présidentielle.
Non seulement nous n’avons pas le droit d’échouer mais encore avons nous le devoir de l’exemplarité et de l’éthique dans nos modes de fonctionnement interne, dans l’exercice de nos responsabilités politiques. Démocrates, nous avons à construire une démocratie interne exemplaire qui puisse, non seulement donner envie à nombre de nos concitoyens de nous rejoindre ou à tout le moins de nous soutenir, mais encore servir d’expérimentation pour une amélioration du fonctionnement global de la démocratie. Soyons créatifs et révolutionnaires au sens où l'entendait Pierre Mendès-France: « La République doit se construire sans cesse car nous la concevons éternellement révolutionnaire, à l'encontre de l'inégalité, de l'oppression, de la misère, de la routine, des préjugés... »
Notamment, l’e-démocratie, le mandat unique, la transparence dans les modes de fonctionnement, la collégialité, l’expression de votes voire d’opinions minoritaires, l’association de la société civile aux débats des partis politiques voire davantage sont devenus des données indispensables dont nous devons être les promoteurs.
Il ne s’agit pas de questions subsidiaires ou superficielles ; il s’agit de questions essentielles non seulement pour parvenir à trouver les meilleures solutions mais encore pour les rendre effectives et opérationnelles. Il n’y a pas les chefs et les autres, les politiques et les autres. Le système hiérarchique va progressivement laisser la place à une société en réseau dans laquelle l’échange devient la règle. Il est illusoire et dangereux de penser que les partis politiques échapperont à cette mue.
Car, ne nous y trompons pas, nous sommes une génération de transition entre l’ancien et le nouveau monde et les vrais clivages politiques ne sont plus entre gauche et droite mais entre ceux qui croient que les rustines suffiront à permettre la poursuite du modèle et ceux qui pensent qu’il faut en changer. Je vous propose de nous inscrire résolument dans cette seconde voie et d’en être les artisans. L’opposition à un homme n’a pas d’intérêt. Seule compte l’opposition à un modèle de société obsolète et en échec, à un projet de société inique, aux valeurs archaïques que sous tend ce projet.
Notre premier travail, celui qui est le plus urgent, est précisément de définir notre projet qui ne peut se limiter à des valeurs en apparence partagée par tous. Ce projet pourrait être celui d’une écolonomie sociale de marché, largement ouverte sur des systèmes de coopération, un système permettant la coexistence d'un capitalisme redevenu entrepreneurial et le développement d’une économie sociale et solidaire. Ecolonomie, car il est désormais illusoire de penser qu’une croissance même verte est compatible avec nos capacités.
L’extrême gravité de la situation climatique démontre que notre aveuglement et notre cupidité nous entraînent à la catastrophe, mais, à la différence du cataclysme financier, personne ne sera là pour renflouer le système ! Il est donc indispensable de prendre conscience de l’enfermement planétaire et d’inventer le modèle d’une évolution soutenable assurant une reconversion industrielle inévitable, l’essor de nouvelles activités et un mode d’organisation différent.
C’est la raison pour laquelle le sujet des nouveaux indicateurs et du changement de comptabilité publique que j’appelle de mes vœux depuis 10 ans et que le rapport Stiglitz va ouvrir au débat est si fondamental. Continuer à comptabiliser comme un progrès ce qui est une décroissance de notre capital naturel est une aberration qui nous coûte déjà très cher et peut nous anéantir. Mais la sortie de la société du pétrole et la décarbonisation de l’économie sont très onéreuses et doivent être financées dans un système financier mondial en crise et dans des économies en récession et plombées par la dette publique. C’est la raison pour laquelle le basculement d’une fiscalité assise sur le travail et l’investissement vers une fiscalité assise sur la pollution et l’utilisation des ressources naturelles non renouvelables est indispensable. Je fais partie de ceux qui osent affirmer, malgré une opinion publique hostile, la nécessité d’une contribution climat énergie à un niveau qui assure une rentabilité des investissements dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
Mais, deux observations majeures doivent être faites :
· cette contribution doit être intégralement reversée en fonction de critères sociaux et écologiques, permettant aux plus modestes de pouvoir s’équiper pour réduire effectivement leurs dépenses énergétiques. Une extension sociale du système de prime à la casse incluant le chauffage et l’isolation devrait être envisagée.
· La cohérence doit être assurée. Il est absurde de prévoir une taxe carbone et dans le même temps décider d’indemniser EDF des réductions de vente d’électricité dues à l’utilisation par des usagers de compteurs intelligents permettant de réduire la consommation de 15%.
On ne peut que déplorer la cacophonie gouvernementale, l’impréparation, bref, la politique de gribouille qui caractérise la gestion de ce sujet majeur et qui présente à nouveau la réflexion écologique comme une purge et non comme une amélioration.
La question du financement est d’autant plus préoccupante que les banques sont en passe d'imposer leurs choix aux pouvoirs politiques et leur volonté en termes de sortie de crise. En effet, après a voir été sauvées par le contribuable, elles retombent dans les travers qui ont conduit à la crise. La question des bonus, certes importante sur le plan éthique, est un hochet qui cache le vrai sujet souligné par Daniel Lebègue: la démultiplication des transactions rapides qui détournent des sommes énormes du financement de l'écolonomie. La fiscalité devrait être la réponse appropriée à ce comportement irresponsable. Mais, ce n’est qu’une partie du sujet; la lutte contre la corruption, les détournements restent des sujets majeurs.
Il va de soi que si le politique n’impose pas à la finance les règles du jeu que l’intérêt général commande, nous n’avons aucune chance de nous en sortir. Copenhague est un enjeu majeur mais il est avant tout financier. La taxe Tobin verte proposée par Vincent Peillon est une excellente initiative que je soutiens et que je soutiendrai devant la commission environnement dont j'assume la première vice-présidence au parlement européen. Il faudra aller beaucoup plus loin ; une taxe carbone européenne est nécessaire qui permettra d’imposer les produits importés et assurer ainsi une limite au dumping environnemental. Car, l'Europe doit assurer le rôle de leader sur le changement climatique faute de quoi l'Humanité risque d'aller à sa perte. Elle ne peut le faire qu'en mobilisant des moyens propres à assurer une relance économique au niveau communautaire.
La question de l’abandon des subventions publiques aux activités polluantes (probablement 5MDS d’euros en France) pour assurer le financement de la reconversion industrielle et l’essor de l’économie verte doit également être posée. Plus que jamais, la cohérence des politiques publiques, l'évaluation préalable des conséquences des choix et l'arrêt de notre nouvelle pathologie, la réformite, qui, selon l'OCDE, nous coûte 1 point de PIB par an sont indispensables. Il n’en reste pas moins que la question du financement du développement du sud et de la lutte contre la pauvreté sont aussi un enjeu majeur. En effet, le volet social de l’évolution soutenable ne peut pas rester le parent très pauvre du projet. L'augmentation de 25% du chômage, la précarité des jeunes, des femmes, encore accrue avec les menaces qui pèsent sur la retraite des mères sont intolérables. Que dire de la politique d'intégration qui est en panne ? Plutôt que d'ajouter l'adjectif positif à la laïcité, il faudrait mieux l'utiliser pour l'intégration. L’accroissement des inégalités et a fortiori la philosophie qui en fait la promotion ne sont pas supportables et ne sont plus supportées. Le changement de paradigme est donc inévitable et urgent.
Mais il est irréaliste de nourrir quelque espoir d’y parvenir dans une société où les libertés publiques sont inexistantes et même menacées. Cette transformation ne peut se faire que dans une société qui promeut justice et liberté. Nous tournons de plus en plus le dos à ce modèle. Nous sommes une société où le contrôle social ne cesse de progresser et les espaces de liberté de se réduire. La bataille qui se joue sur le contrôle d’internet est à cet égard essentiel. HADOPI pose les bases d’un contrôle du net bien plus qu’il ne protège la création. Pour cette raison, j’ai choisi de publier un livre intitulé « entre colère et espoirs » sur internet, en téléchargement gratuit, en même temps qu'il sera édité et distribué sous un format classique.
C’est une modeste contribution à ceux qui défendent la liberté sans méconnaître les droits de la propriété intellectuelle. Mais HADOPI n’est qu’une première étape avant LOPSI II et HERISSON qui permettront de fliquer les internautes et par exemple de suivre sur le net tous les messages qui contiendront…au hasard, le nom de Sarkozy.
Et que dire de la suppression des juges d’instruction, sans aucune autonomie des parquets qui permettra évidemment d’éviter l’ouverture d’information et l’instruction d’affaires qui dérangent... Ainsi, le classement de l’affaire Pérol serait-il définitif s’il n’y avait plus la faculté de se constituer partie civile auprès d’un juge d’instruction ? Comment peut-on imaginer meilleure preuve par neuf les effets du choix du pouvoir ? Avec cette réforme, nous changeons de régime en parfaite violation non seulement de la Constitution mais des principes fondamentaux de notre République. Faut-il rappeler l'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : « toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution... ».
Lorsque la communication remplace la réalité, lorsque nous sommes sommés de regarder tous dans la même direction les mêmes images, nous sommes mûrs pour un régime autoritaire.
Plus que jamais parlons à l’intelligence de nos concitoyens plutôt qu’à leurs tripes, parlons en mode actif et non en mode passif !
Inventer un nouveau modèle, être responsable à l’égard de nos descendants, promouvoir la démocratie de notre temps. Quel projet plus enthousiasmant ?
Certes, nous ne le porterons pas seuls. Mais il va de soi que le choix d’alliances éventuelles ne peut être médiatique et doit être programmatique.
Il est évident qu’une alliance avec l’UMP n’est pas envisageable compte tenu de ses choix et du barnum improbable que constitue la majorité présidentielle. Pour autant, nous avons payé cher notre autonomie et ne devons pas avoir pour ambition d’être la béquille du PS comme l’UDF l’a été en son temps pour l’UMP. Définissons notre projet, essayons de rassembler autour de lui, puis voyons de quel projet nous sommes les plus proches. Nos concitoyens n’attendent plus rien des appareils. Ils attendent des rapprochements autour de projets porteurs de rêves et de solutions.
Pour ma part, je défendrai une voie autonome qui n’exclurait pas une alliance avec un rassemblement initié sur les bases de ce qui a fait le succès d’Europe écologie : l’ouverture, un projet autour d’une évolution soutenable, une vision de l’avenir ; ce rassemblement aurait pour vocation de réunir tous ceux qui espèrent encore dans la politique et croient dans la nécessité d'un autre modèle que celui, affligeant, que nous offrent les appareils. Ni à droite, ni à gauche, mais devant nous.
Oui, je crois que l’alliance de la démocratie, de la justice et de l’écologie est le projet porteur de sens pour ce XXIème siècle.
Corinne Lepage
Discours prononcé lors des Universités d'été du Modem 2009
Seul le prononcé fait foi
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vendredi 4 septembre 2009
Corinne Lepage invitée de Itélé à 8h 40
Corinne Lepage invitée de La Matinale d'Itélé à 8h40
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jeudi 3 septembre 2009
Affaire PEROL : un pantouflage organisé !
CAP21 condamne la décision du Parquet et demande une clarification des règles.
CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate condamne la décision du Parquet de classer sans suites les plaintes déposées à l’encontre de François PEROL pour prise illégale d’intérêts.
L’affaire PEROL est le symbole d’une évolution que connaissent de plus en plus les hauts fonctionnaires issus des grands corps, Inspection des Finances, Conseil d’Etat, Cour des Comptes.
Les allers-retours entre le public et le privé s’accélèrent, les risques de conflit d’intérêt se multiplient avec l’aval de la commission de déontologie qui laisse s’organiser ce pantouflage au sein de l’élite malgré l’arrêt BEAUFRET en 1996 particulièrement sévère sur les règles en matière de conflit d’intérêt dans la fonction publique.
Comment croire que François PEROL n’ait pas activement contribué à la fusion Banque Populaire - Caisse d’Epargne alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée ?
Pour Corinne LEPAGE, vice-présidente du Mouvement Démocrate et eurodéputée, la décision du Parquet illustre à merveille le danger de la suppression du juge d'instruction puisque l'exécutif pourra demain déterminer les affaires qui doivent être jugées et celles qui doivent être oubliées
Pour Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, les règles portant sur les conflits d’intérêt entre le public et le privé, doivent être clarifiées au lieu d’être contournées.
CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate condamne la décision du Parquet de classer sans suites les plaintes déposées à l’encontre de François PEROL pour prise illégale d’intérêts.
L’affaire PEROL est le symbole d’une évolution que connaissent de plus en plus les hauts fonctionnaires issus des grands corps, Inspection des Finances, Conseil d’Etat, Cour des Comptes.
Les allers-retours entre le public et le privé s’accélèrent, les risques de conflit d’intérêt se multiplient avec l’aval de la commission de déontologie qui laisse s’organiser ce pantouflage au sein de l’élite malgré l’arrêt BEAUFRET en 1996 particulièrement sévère sur les règles en matière de conflit d’intérêt dans la fonction publique.
Comment croire que François PEROL n’ait pas activement contribué à la fusion Banque Populaire - Caisse d’Epargne alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée ?
Pour Corinne LEPAGE, vice-présidente du Mouvement Démocrate et eurodéputée, la décision du Parquet illustre à merveille le danger de la suppression du juge d'instruction puisque l'exécutif pourra demain déterminer les affaires qui doivent être jugées et celles qui doivent être oubliées
Pour Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, les règles portant sur les conflits d’intérêt entre le public et le privé, doivent être clarifiées au lieu d’être contournées.
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Lisier et engrais sont devenus les ennemis numéro un de la couche d'ozone
La traque minutieuse des gaz à effet de serre oblige parfois à s'intéresser aux replis les plus obscurs et improbables des systèmes de production. En peu de temps, flatulences et borborygmes bovins sont ainsi devenus des objets d'études aussi respectés que d'autres, en raison de leur importante contribution au changement climatique.
Dans la dernière édition de la revue Nature Geoscience, publiée en ligne dimanche 30 août, c'est sur le fumier qu'Eric Davidson, biogéochimiste au Woods Hole Research Center (Massachusetts), entend attirer l'attention des climatologues et des responsables politiques. Les effluents des exploitations agricoles ne sont en effet pas seulement responsables de dégradations visibles des écosystèmes, comme les proliférations d'algues vertes sur certains littoraux bretons. On leur doit aussi de discrètes émanations d'oxyde nitreux (N2O), gaz également connu sous le nom de protoxyde d'azote ou de gaz hilarant...
L'affaire ne prête pourtant nullement à rire. En effet, explique Eric Davidson, "après le dioxyde de carbone, le méthane et le chlorofluorocarbure-12, l'oxyde nitreux est le quatrième gaz à effet de serre anthropogénique le plus important".
Selon les calculs du biogéochimiste, la production animale est, par fumier interposé, responsable de l'émission annuelle de 2,8 millions de tonnes (Mt) de N2O. Dans le modèle de M. Davidson, le lisier est la première cause d'augmentation de la concentration atmosphérique de gaz hilarant, passé d'un niveau préindustriel de 270 parties par milliard (ppb) à 319 ppb en 2005.
Viennent ensuite les engrais de synthèse, qui seraient responsables de l'émission annuelle de 2,2 Mt de N2O : environ 2,5 % de l'azote (N) des fertilisants épandus seraient irrémédiablement convertis en N2O. Loin derrière ces deux causes majeures, l'industrie relâche 0,8 Mt par an et la combustion de biomasse seulement 0,5 Mt par an.
HABITUDES ALIMENTAIRES
Ces résultats suggèrent que l'agriculture, au sens large, est responsable de la plus grande part du N2O excédentaire stocké dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle. Et ce n'est pas fini. "Alors que la part des protéines animales dans les régimes alimentaires augmente globalement, la gestion du lisier sera une composante importante des efforts à venir pour réduire les émissions anthropiques d'oxyde nitreux", prévient Eric Davidson.
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Mystérieuses disparitions de millions de saumons rouges dans l'ouest du Canada
Près de neuf millions de saumons rouges, ou saumons sockeye, auraient disparu lors de leur migration d'été, selon le ministère canadien des pêches et des océans. Depuis leur publication, mi-août, le débat fait rage sur les causes de cette disparition aux conséquences dramatiques pour l'économie et l'environnement.
Le ministère avait prédit, début 2009, qu'environ 10,6 à 13 millions de ces poissons remonteraient cet été la rivière Fraser, le plus long cours d'eau de Colombie-Britannique. Or seulement 1,7 million d'individus étaient au rendez-vous. En juillet, le ministère notait pourtant, dans son plan de gestion des pêches, qu'il y aurait "certaines difficultés durant la saison de pêche", notamment pour les saumons quinnat, mais que "des stocks plus abondants dans le fleuve Fraser devraient offrir des possibilités pour la pêche, contrairement aux années précédentes". Il ajoutait que "les saumons rouges du Fraser entrent dans le premier de deux cycles de grande abondance", ce qui augurait bien pour la pêche locale, réservée aux tribus indiennes. Mais les saumons rouges, l'une des cinq espèces de saumon du Pacifique, ont déserté leur frayère natale, ce qui met en danger toute la pêche commerciale dans le Pacifique, tant au Canada qu'aux Etats-Unis, les stocks de la rivière Fraser étant les plus importants au monde.
Tout récemment, un député néodémocrate local, Peter Julian, estimait que "la baisse des stocks de saumon en Colombie-Britannique est de même ampleur que celle qu'a connue la morue au large de Terre-Neuve".
Les avis divergent sur les raisons de cette disparition. Pour Barry Rosenberger, porte-parole du ministère des pêches, les poissons sont sans doute morts au cours de leur migration en mer. Certains accusent les fermes d'élevage de saumons, au sein desquelles un parasite se serait développé, avant d'attaquer les jeunes spécimens en migration dans le détroit de Georgia, bras de mer séparant l'île de Vancouver du continent.
Brian Riddell, président de la Fondation du saumon du Pacifique, une organisation non gouvernementale, n'y croit pas : ces parasites peuvent certes affaiblir les poissons, concède-t-il, mais "ne peuvent être l'unique cause de leur disparition massive".
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Tout récemment, un député néodémocrate local, Peter Julian, estimait que "la baisse des stocks de saumon en Colombie-Britannique est de même ampleur que celle qu'a connue la morue au large de Terre-Neuve".
Les avis divergent sur les raisons de cette disparition. Pour Barry Rosenberger, porte-parole du ministère des pêches, les poissons sont sans doute morts au cours de leur migration en mer. Certains accusent les fermes d'élevage de saumons, au sein desquelles un parasite se serait développé, avant d'attaquer les jeunes spécimens en migration dans le détroit de Georgia, bras de mer séparant l'île de Vancouver du continent.
Brian Riddell, président de la Fondation du saumon du Pacifique, une organisation non gouvernementale, n'y croit pas : ces parasites peuvent certes affaiblir les poissons, concède-t-il, mais "ne peuvent être l'unique cause de leur disparition massive".
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mercredi 2 septembre 2009
Lepage (MoDem) dénonce «la volonté de supprimer le juge d'instruction»
Corinne Lepage, avocate et vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), a dénoncé mardi «la volonté affichée de supprimer les juges d'instruction» après la remise au président Sarkozy du rapport Léger sur la réforme de la procédure pénale.
«Le rapport du comité présidé par l'ancien magistrat Philippe Léger propose de confier les pouvoirs d'enquête aux seuls procureurs, qui resteraient hiérarchiquement soumis au ministre de la Justice», constate l'ancienne ministre de l'Environnement, dans un communiqué.
«Le but évident est de donner à l'exécutif le moyen de déterminer les affaires qui doivent être jugées et celles qui doivent être oubliées», dénonce l'avocate, pour qui «la suppression du juge d'instruction sans reconnaissance corrélative de l'indépendance des parquets est un recul sans précédent de l'état de droit ou ce qu'il en reste».
Fustigeant «un verrouillage politique de la Justice», la vice-présidente du MoDem estime de surcroît que la mesure est «en contradiction avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme».
«Cela signifiera qu'en réalité, plus aucune affaire politico-financière ou aucune affaire déplaisant au pouvoir ne pourrait faire l'objet d'une instruction en France. Si une telle décision devait être prise, cela constituerait une dérive autocratique sans précédent du pouvoir actuel», a-t-elle ajouté.
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mardi 1 septembre 2009
Cap21: bureau politique
Relevé de décisions du bureau politique de CAP21 réuni le 27 août 2009
1° La clarification des idées et du projet
Du global au local, du Sommet de Copenhague à la réforme territoriale, les sujets politiques ne vont pas manquer cet automne et doivent être l’occasion pour CAP21 de réaffirmer sa sensibilité et de la soumettre au débat interne et citoyen. Vivre autrement, agir autrement par une évolution soutenable de nos modes de production, de consommation, de gouvernance en plaçant l’épanouissement personnel et le bien-être collectif au coeur du projet, c’est un travail de fond que le bureau politique de CAP21 appelle en interne et au sein du MoDem pour définir les contours d’une 3ème voie politique, humaniste et écologiste.
Un projet partagé et visible est un préalable à la stratégie des alliances.
2° Les alliances
La rentrée politique est marquée par le débat du rapprochement entre le MoDem , la liste Europe Ecologie et le PS pour les prochains scrutins.
Le bureau politique de CAP21 tient à réaffirmer le mandat que ses adhérents lui ont confié lors du Congrès de juin 2009; CAP21 réaffirme son attachement au MoDem dont il est parti fondateur et sa volonté de prendre toute sa part dans la rénovation souhaitée par une grande partie des militants du Modem.
La question des alliances pour les élections régionales peut être explorée, notamment celle d’une alliance avec Europe Ecologie. Cette question doit être inscrite dans les débats des instances du Mouvement Démocrate.
Le bureau politique de CAP21 souhaite par ailleurs que le Mouvement Démocrate affirme avant tout son identité et son autonomie. Notre formation n’a pas vocation à devenir le supplétif de quelque parti que ce soit.
3° Un bureau politique élargi le 26 septembre
Un bureau politique élargi aux représentants régionaux est convoqué le 26 septembre pour faire le bilan des universités d’été, analyser le contexte politique et les stratégies en préparation pour les régionales. Une réunion ou une consultation des adhérents pourrait être programmée en novembre ou décembre si elle s’avérait nécessaire
1° La clarification des idées et du projet
Du global au local, du Sommet de Copenhague à la réforme territoriale, les sujets politiques ne vont pas manquer cet automne et doivent être l’occasion pour CAP21 de réaffirmer sa sensibilité et de la soumettre au débat interne et citoyen. Vivre autrement, agir autrement par une évolution soutenable de nos modes de production, de consommation, de gouvernance en plaçant l’épanouissement personnel et le bien-être collectif au coeur du projet, c’est un travail de fond que le bureau politique de CAP21 appelle en interne et au sein du MoDem pour définir les contours d’une 3ème voie politique, humaniste et écologiste.
Un projet partagé et visible est un préalable à la stratégie des alliances.
2° Les alliances
La rentrée politique est marquée par le débat du rapprochement entre le MoDem , la liste Europe Ecologie et le PS pour les prochains scrutins.
Le bureau politique de CAP21 tient à réaffirmer le mandat que ses adhérents lui ont confié lors du Congrès de juin 2009; CAP21 réaffirme son attachement au MoDem dont il est parti fondateur et sa volonté de prendre toute sa part dans la rénovation souhaitée par une grande partie des militants du Modem.
La question des alliances pour les élections régionales peut être explorée, notamment celle d’une alliance avec Europe Ecologie. Cette question doit être inscrite dans les débats des instances du Mouvement Démocrate.
Le bureau politique de CAP21 souhaite par ailleurs que le Mouvement Démocrate affirme avant tout son identité et son autonomie. Notre formation n’a pas vocation à devenir le supplétif de quelque parti que ce soit.
3° Un bureau politique élargi le 26 septembre
Un bureau politique élargi aux représentants régionaux est convoqué le 26 septembre pour faire le bilan des universités d’été, analyser le contexte politique et les stratégies en préparation pour les régionales. Une réunion ou une consultation des adhérents pourrait être programmée en novembre ou décembre si elle s’avérait nécessaire
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